Ibid., col
137. « Man denke sich eine Schaar muthwilliger, aber nicht unartiger Knaben von verschiedenem Alter, die an einem heïitern Frühlingstage unter Gottes blauem Himmelszelt auf neu verjüngtem Wiesengrün sich allen harmlosen Freuden der seligsten Kindheit überlassen, und man erhält wenigstens in muce ein nicht ganz unähnliches Bild dieses charakteristischen Tongemähides » (Zb1d., col. 20).
Presque en même temps, le Kunstblatt de Leipzig publie, à propos de la Huitième symphonie, une critique irritée, qui accuse Beethoven de faire violence à la musique et de détruire toute logique en n’acceptant pour règle que son caprice. L'auteur se demande avec inquiétude où une telle tendance, si elle se généralisait, pourrait bien entraîner la musique (*).
Deux semaines plus tard, c’est la Gazette de Leipzig qui analyse la Huitième symphonie. Le critique déclare que Beethoven dispose maintenant « d’une matière assez riche pour constituer un tableau de caractère » conforme a la tradition de Mozart et de Haydn, mais qu’il à « considérablement élargi » leur manière. I1 fait ensuite diverses remarques sur chaque mouvement de la symphonie. L/allegretto scherzando évoque pour lui « une nature de papillon légère et frivole, de l’espièglerie, de l’humour, un jeu badin », mais il emploie, pour qualifier le final, le terme italien de musica stravagante (°°).
En novembre 1820, le Conversationsblatt de Vienne, rendant compte d’un concert où la Huitième avait été exécutée, en faisait un éloge sans réserve et protestait contre les accusations toujours répétées d’obscurité, d’extravagance et de bizarrerie (*“°).
L'ensemble de ces comptes-rendus semble trahir quelque embarras de fa critique en présence d’une œuvre qui se prête moins que d’autres à une interprétation expressive. Pourtant les interprétations citées, favorables ou non, concordent à peu près et indiquent que leurs auteurs sont toujours imbus d’idées romantiques.