LA NEUVIEME SYMPHONIE
Le 7 mai 1824, Beethoven donne, au théâtre de la porte de Carinthie, une grande audition dont le programme comprenait lPOuverture en ut majeur op. 124 qui avait été écrite pour l’inauguration du théâtre de la Josephstadt, trois fragments de la Missa solemnis en ré et la Neuvième symphonie. Une telle soirée fait date dans la vie musicale viennoise, et les contemporains en ont eu le sentiment. La revue Der Sammler indiquait dans son compte-rendu le contraste entre la tête blanchie de Beethoven et l’ardeur juvénile qui court dans son œuvre. Elle le comparait à un volcan à la cime couverte de neige et à Thésée terrassant le centaure (sic), c’est-à-dire « l’art bâtard de la composition moderne » (1°).
103. « Sie schliessen sich in Hinsicht auf die dem Liede geziemende, edle Simplizität würdig an die Lieder von Schulz, Reichardt und Zelter an und ziehn jedes unbefangene, von Modesachen entfernte, Naturliebende Gemüth unwiderstehlich zu sich hinauf. So muss das Lied sein. So hat es uns auch Gôthe gelehrt. Je mehr man diese Lieder singt, desto tiefer senken sie sich in das Gemüth hinein » (BAMZ, 1824, n° 18, 159).