‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 183 sur 356 · AMZI,, XX VII, n° 52, col · texte numérisé non relu

AMZI,, XX VII, n° 52, col

193. « So stand unwilikürlich das Bild eines Vulkans vor der Seele, dessen Scheitel mit Schnee bedeckt ist, während das Innere in unerschôpflicher Thätigkeit sich neu zu gebären scheint, Auch an die Bildsäule des Theseus wurde man erinnert. So wie dieser den Centaur, konnte Beethoven die Zwittergestalt der modernen Compositionsweise mit der Keule der Gediegenheit in den Staub werfen, Kr begnügte sich, das Ungethüm aus seinem Anblick zu verbannen » (Der Sammler, XVI, n° 58, p. 232).

La même revue estimait que l’ouverture avait « un style majestueux » et traitait, par endroits, les idées de façon « spirituelle » (°°).

La Gazette théâtrale de Vienne déclare que l’ouverture est très belle, mais a été éclipsée par les autres morceaux (°°).

La Gazette de Leipzig constate le succès enthousiaste remporté par Beethoven, qui a « ouvert un monde nouveau » à ses auditeurs (!*). L'ouverture est un de ses travaux les plus achevés. L’andante en est « noble, simple et magistralement conduit ». L’allegro fugué est « d’un seul jet, avec une imagination ardente ». L'œuvre n’est jamais monotone, elle reste toujours naturelle, claire et compréhensible.

En 1826, la revue Cücilia, rendant compte de l’Ouverture op. 124, qui venait d’être éditée, l’interprétait comme évoquant une sorte de scène populaire et religieuse à la fois en l’honneur de « l’'Unique », du « bon père d’un peuple fidèle » (°°°).

Seul ce dernier compte-rendu propose une interprétation nettement romantique de l’ouverture : la scène évoquée peut être considérée comme matérialisant les sentiments dont le critique croit trouver l’expression dans l’œuvre.

Le compte-rendu du concert du 7 mai 1824, paru dans la Gazette théâtrale de Vienne, donne une appréciation générale sur les trois fragments de la Missa solemnis qui y avaient été exécutés. Pour avoir une idée de l’impression qu’ils ont produite, il faut s’imaginer « le Shakespeare musical... embrasé par l’extase: », plein de foi religieuse et chantant « la louange de Dieu et l’espérance de l’humanité » (?°°).

1964 Même revue, XVI, n° 60, 240, 197. ATUW, XVII, n° 58, 230. > 198. [Beethoven ist ein erhabener Meister] « dessen unerschôpliches Genie uns eine

neue Welt erschloss, nie gehôrte, nie geahndete Wunder-Geheimnisse der heïligen Kunst entschleyerte ! » (AMZI,, XXVI, n° 27, col. 438).

199. « Wir sehen uns an einem Orte, den die Menge zu einem Fest der Liebe gewähit, das sie dem KEinzigen bringen will, Anfänglich vernehmen wir einen sanften Hymnus, während dessen man sich in wohlgeordneten Reïhen dort versammelt. Der den Hymnus begleitende Posaunenton, indem er religiôse Gefühle erregt, sagt deutlich, dass die Liebe die Grundmauer alles Guten sey. Der Hymnus schliesst, und mit ihm verhallt der Posaune Klang; haben beyde doch nun die Herzen bereits zur Milde, zur Einigkeit gestimmt. Jetzt verkündet Pauken- und Trommetenhall die Annäherung des Helden des Festes. Es ist der gute Vater eines treuen Volkes Mit frohem Jubel wird er empfangen,.… spricht, dankt, erneuert Versprechen, sich dem allgemeinen Wohl zu widmen. ÆErneuter Jubel.

« Dies die Skizze meines Gemäldes zu der fraglichen Tonleistung. Wer ein hôheres hier aufzustellen vermag, dem werd’ ich meine Hochachtung zollen. Ein niedrigeres kann es nicht geben » (Cäcilia, Mayence, 1826, n° 17, 35-36).

200. « Man denke sich den hochbegeisterten Tondichter, den musikalischen Shakespeare, dem alle Mittel seiner Kunst auf den leisesten Wink freundwilligst zu Gebothe stehen, wie er von Andacht glühet, im innigen Glauben an das heilige Erlôsungswerk Gottes Lob und der Menschheit Hoffnung singet, dann hat man vielleicht eine leise Ahnung von der Wirkung dieses Kyrie, Credo und Agnus Dei! (ATUW, XVII, n° 58, 230).

FALOPE—

La Gazette de la mode cherche à préciser et à détailler davantage ses éloges. Le Kyrie, « entièrement pénétré par l’esprit de recueillement », montre la musique dans sa dignité suprême elle éveille le sentiment religieux et proclame la gloire de Dieu. Le passage le plus remarquable de !’Agnus Det est le Da nobis pacem, où l’accompagnement éveille dans les cœurs comme « un écho de la paix éternelle » (°°).

Dans ce compte-rendu, deux fragments seulement sur trois font l’objet d’une interprétation, inais cette interprétation est nettement sentimentale et expressive.

Pour la Gazette de Leipzig, le Kyrie exprime « l’imploration mélancolique d’un peuple repentant ». Le Credo est original, avec ses changements de tonalité et de mouvement. Mais la fin est hésitante, affaiblit l’impression et est moins à sa place que la fugue traditionnelle, par laquelle on se sent « enthousiasmé et comme enlevé vers le ciel sur des ailes de séraphins ». LA gnus Dei est jugé exprimer une mélancolie anxieuse et une profonde douleur. Mais le critique déclare comprendre difficilement l’intention de Beethoven dans son Miserere nobis (?°?).

Il ne semble pas qu’à ce moment la presse se soit autrement occupée des fragments de la Missa solemnis, ni même, du vivant de Beethoven, de l’œuvre entière.”"Les indications recueillies esquissent une interprétation expressive des fragments entendus, mais sans offrir de particularité vraiment originale.

C’est un peu plus d’un an après la mort de Beethoven que la revue Cäcilia de Mayence publie deux études sur la Messe en ré. La première est une analyse qui insiste sur les procédés expressifs que Beethoven a utilisés pour souligner les détails du texte de la messe (?°*).

La deuxième proclame, dès le début, que dans toute œuvre d’art deux points sont à considérer : d’abord la puissance de Ia force créatrice qui s’y manifeste, son élan et sa source, puis le niveau artistique où se situe l’œuvre. Ensuite vient la constatation qu'aucune autre composition ne manifeste autant de puis-

OL Gene das Kyrie, eine Tondichtung, die, von dem Geist der Andacht ganz durchdrungen, die Seele des Hôrers mit dem Gefüh1l der reinsten Frômmigkeit, demuthvoller Liebe und Verehrung füllt. In ihrer hôchsten Würde offenbart sich hier die Tonkunst, dem exhabensten Beruf entsprechend, zur Erweckung der Religiosität und zu der Gottheit Preis und Fhre... Zum Schluss folgte das Agnus Dei, und 50 wie das Ganze einen tiefen, grossen EFindruck binterliess, so wirkte die Begleitung der Worte : Da nobis pacem, etc., durch Erreguñg eines ganz besondern, unaussprechlichen Gefühls in allen Herzen, gleichsam wie ein Nachklang des ewigen Friedens, der hernieder schwebte, die Erhôrung zu verkündigen » (MZW, IX, n° 59, 506).

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