‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 185 sur 356 · Tbid · texte numérisé non relu

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206. « Aber Beethovens eigenthümlicher Turnierplatz ist das Feld der Symphonie; hier findet er keinen ihm ebenbürtigen Kämpfer; einzig steht er da — ein Riese neben den Pygmäen » (Der Sammler, XVI, n° 58, 232).

207. « Hr treibt einen erhabenen Scherz mit den Blasinstrumenten und Pauken in Durchführung seiner Ideen.. Die Pauken sind hier zu den tändelnden Bewegungen der Oboen, Clarinetten und Flôten auf die anmuthigste Weise benutzt » (Même revue, XVI, n° 60, 240).

« amené à l’unité les parties les plus diverses » et d’avoir « évoqué par magie, devant notre âme, toute la splendeur des sons » (?°$).

Le caractère commun de ces deux articles, dont le second est signé de Seyfried, est un manque de fermeté dans l’interprétation de la symphonie. Is semblent hésiter et tâtonner.

Dans un premier compte-rendu, la Gazette théâtrale souligne la haute valeur des symphonies de Beethoven, par lesquelles il dépasse tous les autres compositeurs. Sa nouvelle symphonie est sûrement la plus grande œuvre qu’il ait pu réaliser « avec sa force de Titan » (?°*).

Deux semaines plus tard, après une nouvelle audition, on trouve dans la même revue un éloge de Beethoven, « compositeur gigantesque, qui exprime congrument l’univers qu’il porte en lui ». Quant à la Neuvième symphonie, elle est « un univers sonore » grandiose, où retentissent toutes les joies et toutes les douleurs humaines qui s’entrelacent « en étranges nœuds magiques » sans cesse en voie de transformation. Cest un « univers enchanté » où nous pouvons « soupçonner l'infini », où nous pénétrons « les ombres les plus profondes du sentiment ». La musique instrumentale ne suffit pas à exprimer l'émotion de l’artiste, il est contraint d’avoir recours à la parole. La joie jaillit alors « là où un tel esprit a concentré dans son foyer le reflet de l’univers et de son Créateur éternel » et illumine notre tinat (27

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