‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 20 sur 356 · Ibid., V · texte numérisé non relu

Ibid., V

29. « Die Musik überhaupt hat Kontraste, wie Tag und Nacht, wie schwarz und weiss, hart und weich » (2bid., V, 59).

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peinture, la sculpture, la danse, la musique et la poésie ne sont que des manifestations particulières (°°). Mais « l’art de la représentation » peut réunir autour de lui « toute sa famille », c’està-dire tous les autres arts issus de lui. Le résultat de cette réunion ne sera pas la représentation de la réalité complète, un choix s’opèrera: De l’objet représenté, il ne restera que les caractères convenables à la nature de l’homme, débarrassés de toute impureté. Ils produiront une impression d’autant plus grande que l’art les aura concentrés comme au foyer d’une lentille (°°).

C’est dans le drame que peut se réunir le plus grand nombre des membres de la famille des arts. Mais, ajoute Lockmann, cette réunion ne peut guère être contemplée plus fréquemment, dans toute sa splendeur, que celle du soleil, de la lune et de toutes les planètes en un point du ciel *). L'opéra a parfois réalisé l'union des principaux arts, surtout de la poésie et de la musique. En de nombreux endroits du roman, Lockmann-Heinse parle avec admiration des musiciens italiens, surtout de Jommelli, Traetta et Majo, dont les œuvres lui paraissent caractériser « l’âge classique de la musique ». Gluck est moins parfait, car, pour plaire aux oreilles françaises, il s’est parfois trop attaché à de menus détails. Mais ses meilleurs ouvrages sont de style classique (°°).

Dans l'opéra, les personnages et leurs paroles représentent un élément individuel et défini, auquel la musique ajoute sa valeur DRENTERR À 1e : st mn expressive (**). Le poète et le musicien doivent d’ailleurs être d'accord à un point tel que le mieux serait de les trouver réunis en une seule personne, comme ce fut le cas chez les Grecs. Mais si ce musicien-poète n’a pas encore paru à notre époque, on peut du

30. « Darstellen überhaupt heisst Merkmale von etwas geben, wodurch es der Seele gegenwärtig wird. — Jeder, der sich Kenntnisse sammeln und andern mitteilen will, muss diese Kunst besitzen; und alle Wissenschaften und andre Künste beruhen auf ihr. Sie ist die erste und unentbehrlichste von allen. Die andern sind gleichsam ihre Kinder, und teilen sich in ihren Reichtum, ihr Vermôügen » (2bid., V, 1o9).

31. « Ob sie gleich die Wirklichkeit nicht gauz gibt, so gibt sie doch das Brauchbare davon, das Gediegene für den Menschen herausgehoben, von allen Schlacken gereinigt, und ergreift mehr, als die Wirklichkeit selbst, weil sie alles Zerstreuende davon entfernt, und die Merkmale jeder Art in einen Brennpunkt bringt » (sbid., V, tro).

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