Ibid., 177 et suiv
so. Beeihovens Werke, Série 16, III, 0.
51. NOTTEBOEM (Zweïite Beethoveniana, 96, note) remarque que, dans le manuscrit de Beethoven, le premier mouvement porte l’épigraphe : « Das Lebewohl. Wien am gten Mai 1809 bei der Abreise S. Kaïserl. Hoheit des Verehrten Erzherzog Rudolf », et le dermier : « Die Ankunît S. Kaïs. Hoheïit des verehrten Erzh. Rudolf den 30. Januar 1810». Les Gates indiquées correspondent à celles du départ de la famille impériale causé par
barré : das Lebewohl)
à am 4ten Mai — gewidmet und aus dem Herzen geschrieben S. K. EH. », évidemment destinée à fournir l’épigraphe du premier mouvement. Parmi les esquisses des deux autres mouvements on trouve ces trois mots : « Abschied — Abwesemheit — Ankunft ».
Le motif principal du premier allegro a été utilisé par l’archiduc Rodolphe dans une de Ses compositions (duo vocal avec accompagnement de piano) :
Ich den." ke Oain
CE. Karl VErTERL, Der musikalische Nachlass des Erzherzogs Rudolf im erzbischôflichen Archiv zu Kremsier, dans la Zeitschrift für Musikwissenschaft, IX, n° 3, (décembre 1926), 176. L'article ne date pas l’œuvre et ne permet par conséquent pas de savoir lequel, de l'archiduc où de Beethoven, est l'inventeur de ce motif. $
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Le premier mouvement est un allegro précédé d’une introduction adagio de seize mesures. L'élément essentiel de l’un et de l’autre est un simple motif de trois notes, exposé dès la première mesure :
à. Adagio Le — be wohl !
C’est de lui que procèdent tous les éléments de ce premier mouvement, qu’on peut ainsi comparer au premier mouvement de la Cinquième symphonie, construit uniquement sur les quatre notes de l’appel du Destin. Il est possible de relever entre les deux compositions diverses ressemblancés : la fréquente répétition du motif liminaire, toujours reconnaissable malgré quelques transformations, et l’incertitude tonale du début : celui de la sonate établit dans les premières mesures de l’adagio le ton d’ut mineur, tandis que l’allegro sera en mi bémol majeur. Mais les différences sont importantes. Alors que, dans le premier mouvement de la symphonie, l’impérieux motif règne despotiquement, celui de la sonate, dont le sens est précisé sans équivoque par les mots Lebe wohl placés au-dessus, s’insinue plutôt qu’il ne s'affirme dans une pièce surtout pianistique, émerge de temps en temps, presque toujours accompagné de l’indication espressivo et dans une sonorité douce. Cette façon de traiter l’idée musicale essentielle du morceau, les fréquentes modulations, les harmonies dissonantes donnent à ce premier mouvement un double caractère de douceur mélancolique et d’âpreté inquiète.
Le deuxième mouvement, consacré à « l’absence » (°°), est assez bref, chromatique, assez dissonant et, lui aussi, très pianistique. Beethoven a indiqué au début : Andante espressivo, et, sans doute pour éviter toute erreur d'interprétation : In gehender Bewegung, doch mit Ausdruck. À plusieurs reprises revient l’indication : cantabile. L,'intention expressive est donc encore bien nettement marquée. Vers la fin de l’andante apparaît pianissimo une sorte