‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 256 sur 356 · Tbid · texte numérisé non relu

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100. Th. FRIMMEL, Beethoven-Handbuch, I, 130-131, atticle Esterhazy. 101. BBr-KAL, I, 227 et suiv.; BBtr-PREL, IV, 34 et suiv.

contre, la messe de Beethoven ne contient que peu de passages en style fugué, et leur développement n’est jamais poursuivi avec ampleur (!‘*). De plus, on peut relever la prédominance des voix sur l'orchestre et le soin avec lequel l’expression musicale est mise au service de celle des paroles, respectant à la fois la prosodie et soulignant dans le détail le sens du texte ("°*).

L’imploration du Kyrie a de l'intensité et une sorte de vie dramatique par l’opposition, comme en un dialogue, des voix solistes et du chœur. Le Gloria, allegro con brio, en ut majeur, fait, au début, fuser à l’orchestre des gammes Joyeuses sur un tutti fortissimo. Par contraste, Beethoven fait ressortir Et in terra phx, pax hominibus bonæ*voluntatis, psalmodié d’abord piano par le chœur et accompagné par peu d’instruments (*°*). Un peu plus loin, adoramus te transporte brusquement les sonorités des voix à l’octave inférieure et réduit l’orchestre au quatuor à cordes jouant pianissimo, pour mieux mettre en valeur le glorificamus te en canon fortissimo qui suit (*°*). Puis c’est un nouveau dialogue entre une ou plusieurs voix solistes et le chœur qui affirme la toute-puissance du Seigneur en répétant, en un fortissimo explosif, Deus omnipotens (°°°); ce dialogue continue dans le Qui tollis, qui fait succéder le ton mélancolique de fa mineur à l’éclatant ut majeur, le mouvement d’andante mosso à l’allegro con brio et le rythme 3/4 à celui de 4/4, avec, comme caractéristique supplémentaire, un rythme obstiné de syncopes à l'orchestre (°°°), et le chœur insiste sur la prière Miserere nobis, répétée chaque fois avec un crescendo (**). La tonalité d’ut majeur reparaît, allegro ma non tropbo, pour le Quoniam tu solus, chanté par le chœur en imitations canoniques (°°) évidemment expressives d’enthousiasme.

Le Credo, en ut majeur, débute par l'affirmation plusieurs fois répétée, d’abord piano, puis forte et sur un rythme de plus en plus précipité : credo ("°). Cette déclaration, dont l'énergie croissante semble destinée à réduire au silence un contradicteur possible, et la réponse tout aussi énergique de l’orchestre engen-

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102. Th. FRIMMEL, Becthoven-Handbuch, 1, 403, article Messen. 103. À. SCHMITZ, Beethoven, 147.

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