J.-G. PROD’'HOMME, ouv. cité, 232, notes 1 et
214. Beethovens Werke, série 1, n9 6, 3; J.-G. PROD'HOMME, ouv. cité, 244.
calmes traits en doubles croches confiés à des instruments à cordes, sur lesquels les mêmes instruments champêtres que dans la première partie font entendre divers motifs dont le caractère commun est constitué par le bercement du rythme ternaire. Dès le début, de brefs motifs trillés, aux premiers violons, évoquent un gazouillis d'oiseaux (°°). Un peu plus loin, un arpège joyeux et léger des premiers violons, puis des flûtes représenterait le chant du loriot (?!‘). A la fin du morceau, Beethoven indique expressément qu’une flûte imite le rossignol, un hautbois la caille, une clarinette le coucou (*!7). L’intention expressive et descriptive est donc incontestable.
Le troisième mouvement, allegro à 3/4 en fa majeur, Joyeuse réunion des paysans, est, au début, rythmé en menuet rapide ou ländler (?**). L’orchestre ne subit, pour le moment, aucune modification. Plus nettement que dans le premier allegro, Beethoven met au premier plan l’élément rythmique et, par conséquent, l'évocation de la danse rustique. Le rythme ternaire est brusquement remplacé, toujours allegro, par un 2/4 où le premier temps de chaque mesure est pesamment accentué (?!°). Cette alternance de rythmes ternaires et binaires est, selon Schindler, caractéristique de la vieille musique populaire de danse autrichienne (°°). Les sonorités de l’orchestre s’enflent à mesure que la gaîté des danseurs augmente, les trompettes y ajoutent leur éclat (?**). Mais brusquement le fracas s'éteint, le rythme ternaire et les motifs du début reparaissent d’abord piano, puis s’enflent et précipitent leur mouvement (?*?).
Au moment où on attend la cadence parfaite de fa majeur retentit subitement un sombre et menaçant tremolo pianissimo des contrebasses sur ré bémol. Le mouvement reste allegro, la mesure devient 4/4. Orage, tempête, indique le titre. L’orchestre va s’augmenter non seulement des deux trompettes déjà mises en action, mais de la petite flñte, de deux trombones et d’une paire de timbales (?*). Il n’y a pas lieu de revenir sur l’analyse souvent faite de cette page descriptive célèbre, évocatrice de coup de vent, d’averse, d’éclairs et de tonnerre, qui, si elle fait