AP PET
traire de Pizarro dont les actes et l'esprit troublent l’ordre social et sont une dérision à la fois de l’équité et de la morale collective.
DS
Le représentant du souverain, âme noble liée par l’amitié à Florestan, rétablit un ordre social fondé sur une morale naturelle. La liberté se concilie avec l’autorité, à l’affection du peuple pour un monarque paternel se mêle le sentiment religieux.
Fidelio est donc un lieu de rassemblement des conceptions beethoveniennes de la liberté, de l’héroisme, de l’amour, de l'amitié, du sentiment religieux. Le sentiment de la nature en est absent, mais on ne voit pas trop quelle place aurait pu lui être faite dans ce drame social et conjugal. Toutes les autres sources principales de l’inspiration « expressive » de Beethoven y sont réunies et concentrées en une espèce de cas-type qui leur assigne une certaine hiérarchie.
L'aspiration à la liberté est l’essentiel, elle fixe le but suprême où doivent tendre nos efforts. Elle est avec l’amour génératrice d’un héroïsme sans lequel nous ne pourrons surmonter les obstacles accumulés sur notre route par les forces d’oppression. Un lien sentimental d'amour ou d’amitié doit unir les nobles âmes éprises de justice sociale. Leur sentiment de la justice et de la liberté sera pénétré de sentiment religieux. C’est cet esprit religieux qui assurera l’unité de la vié sentimentale, morale et sociale où chaque sentiment et chaque personne se trouveront placés à l’endroit naturellement convenable.