‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 31 sur 356 · PRIE RER · texte numérisé non relu

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on peut penser qu'il ne considère pas le choix de la tonalité comme indifférent, car, indiquant les principales modulations de l’andante, il signale « la juxtaposition constante des tonalités dures de la bémol et d’ut » es exprimant le caractère général d'inquiétude de la symphonie (‘*). Quant au final, son thème « jubilant » en ut majeur fait LES d'un « éblouissant rayon de soleil », qui soudain illumine la nuit profonde (°°). Une modulation en la mineur ramène l'inquiétude (°°).

Dans la succession d’accords qui sert d’introduction à l’ouverture de Coriolan, Hoffmann, tout en soulignant la valeur expressive de l’instrumentation, constate que les tenues d’ut à la basse, hachées par différents acords de septième, « saisissent et retiennent l'âme »: tout cela

« provoque un sentiment d'attente et même angoisse le cœur de l'auditeur; c’est le murmure terrible et menaçant de l'orage qui s'approche » (87).

Il souligne, un peu plus loin, la modulation subite par transposition du premier thème un ton plus bas, d’ut mineur en si bémol mineur, et trouve qu’elle

« augmente le sentiment d'attente oc provoqué par les premières mesures » (58).

Dans la reprise de la première partie, il signale une modulation inattendue d’ut mineur en ut majeur, tonalité « lumineuse », qui produit l’effet d’un « rayon fugace de soleil perçant les nuées noires », après quoi revient « la sombre tonalité d’ut mineur » (°°). Il insiste enfin sur l'intérêt que présente l’étude détaillée des modulations de l’ouverture de Coriolan, l’œuvre étant construite sur un très petit nombre de thèmes et Beethoven ayant fait appel, pour varier l’impression que produisent leurs répétitions, aux seules modulations, et non aux procédés du contrepoint (°).

Dans son commentaire des deux Trios op. 70, Hoffmann relève qu’au début du trio en ré majeur le motif principal est présenté par le violon, le violoncelle et le piano en un unisson de quatre octaves. Mais il n'accorde pas à cet unisson une valeur expressive particulière : ce procédé lui paraît seulement pratique pour imposer le motif à l'attention de l’auditeur, qui désormais ne

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