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pourra manquer de le reconnaître parmi l'abondance des figures contrepointées (‘!). Dans l’allegretto du deuxième trio, il signale les modulations successives en ut majeur et mineur, et parle du retour « lumineux » du thème principal en majeur (*).
Dans son étude sur la musique de scène d’Egmont, Hoffmann relève d’abord, dans l’ouverture, l’alternance entre « la sombre tonalité de fa mineur » et les tonalités voisines de la bémol majeur et ré bémol majeur, « resplendissantes de lumière » (‘*). A la fin du premier acte, Brackenburg exprime son désespoir et ses pensées de suicide. L'andante qui sert d’interlude peint fort bien, dit Hoffmann, son état d'âme. Cet interlude est en la majeur, et doit exprimer hésitation et l'incertitude de Brackenburg, qui joue avec l’idée de la mort sans avoir jamais l’énergie nécessaire pour exécuter son projet (**). Le largheito en mi bémol majeur qui introduit le troisième acte exprime, selon Hoffmann, « la grande âme d'Egmont qui méprise toute méfiance mesquine » (*). La décision de mourir, prise par Claire, est soulignée par « une phrase jubilante, allegro, en ut majeur ». La marche qui suit, en ut mineur, est à la fois pleine « de solennité et d'horreur », et exprime en même temps « la joie terrible » des mercenaires qui vont venir mater la révolte et se réjouissent à la pensée du pillage (*‘). Enfin un larghetto en ré mineur exprime « la plainte la plus touchante », au moment de la mort de Claire (?).
Le compte rendu de la Messe en ut majeur relève également les différentes tonalités des pièces composant l’œuvre et leurs modulations, mais sans chercher, dans l’interprétation qu’il donne de chaque pièce, à faire la part de la tonalité et celle de l’expression de la mélodie. En tout cas, un examen détaillé de l’article consacré à la Messe n’apporterait, au point de vue du symbolisme des tonalités tel que l’a concu Hoffmann, aucun élément nouveau.
La tonalité caractérisée par Hoffmann de la manière la plus frappante est celle d’ut majeur. Il la définit toujours comme « jubilante » et comme « lumineuse », soit en elle-même, soit par comparaison avec d’autres tonalités grâce au jeu des modulations. Ce jeu des modulations est lui-même considéré par Hofmann comme distribuant dans l’œuvre musicale l’ombre et la lumière. Il faut constater qu'ici la théorie de Hoffmann corres-
4r. Îbid., 70.