Ibid
SNA T QUE
Dans le Trio du Menuet de la Cinquième Symphonie, Hoffmann signale, comme particulièrement expressif, l’effet d’interruption d’un motif que les basses, comme prises d’hésitation, attaquent par deux fois en vain, semble-t-il, pour ne le continuer qu’à la troisième tentative. Procédé qui peut « paraître badin » à plus d’un, mais qui a provoqué chez lui « un sentiment sinistre ». Il relève ensuite la répétition de phrases musicales en diminution, en noires et soupirs au lieu de blanches et de demipauses. Ce procédé transforme la « nostalgie inquiète » que le thème portait en lui-même en une « véritable angoisse, qui oppresse violemment la poitrine », si bien qu’elle ne peut plus émettre que « des sons isolés et fragmentaires » (7).
Dans le final de la Cinquième Symphonie, il est frappé de la disposition particulière des accords conclusifs, qui rappelle le motif principal du premier allegro et détruit le sentiment apaisant qu'avait provoqué la péroraison, pour produire de nouveau un effet de tension chez l'auditeur. Ces accords « font l'effet d’un feu que l’on croyait étouffé et qui reparaît encore, lañcant de nouveau de grandes flammes claires » (75).
Dans le début de l'ouverture de Coriolan, Hoffmann note également la valeur expressive de cette espèce d’équivoque rythmique grâce à laquelle les quatorze premières mesures, bien qu’exécutées dans un mouvement allegro con brio,
« sont écrites de telle façon qu'elles sonnent comme un andante qui servirait d'introduction à l’allegro » (76).
Dans le premier mouvement du Trio en ré majeur, il remarque la richesse des procédés contrapuntiques mis en œuvre par Beethoven, et qui donnent l’impression que les diverses parties exécutantes « luttent, combattent entre elles » (7°).
Dans l’analyse de la Messe en ut, Hoffmann qualifie d’ « énergique » le thème, propre aux développements fugués, du Cum sancto spiritu (‘*), caractérisant ainsi, manifestement, le rythme de ce motif, composé surtout de noires attaquées sur chaque temps. Le caractère du Credo, « plein de vie et de feu », tient évidemment aux nombreuses imitations qu’il renferme. Et le caractère « jubilant » du motif, propre à la fugue, de l’Et vitam ne dépend pas seulement de sa tonalité d’ut majeur, mais de sa
FAN ITA, 24 75. Ibid., 28 76. Ibid., 61.