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dent (*’*). À Munich, elle exprime l’enthousiasme guerrier dont elle est saisie au moment de la révolte des Tyroliens par cette phrase : « Je suis lasse d'entendre la flûte du voisin d’en haut dans la mansarde retentir jusque tard dans la nuit. Le tambour et la trompette, voilà ce qui fait battre le cœur » (7°). Décrivant une cérémonie religieuse dans un couvent, elle détaille la composition de l'orchestre dont les sonorités se mêlent à celles des cloches, du chœur et de l’orgue : « deux nonnes jouent du violon, une de la basse, deux jouent du trombone, une exécute des roulements sur les timbales » (**). Si elle évoque le Francfort de son enfance, elle note les sérénades que les jeunes gens donnaient à leurs belles, aux sons des guitares et des flûtes, la musique qu’on entendait, aux jours de fête, retentir dans le palais du primat, l’orchestre qui jouait parfois, le soir, dans un jardin voisin de la demeure de ses parents, et, pendant les nuits d’été, . les concerts qu’un orchestre d’instruments à vent exécutait dans un bateau sur le Mein (°°). Elle rappelle l’impression produite, pendant la traversée de Hanau, au cours d'un de ses voyages, par une voix de femme d’une qualité merveilleuse, accompagnée par un orgue (*’f). Une conversation qu’elle dit avoir eue, à Francfort, avec le primat, au sujet des juifs, a eu lieu près d’une salle de concert, et Bettina note que des lambeaux d’une symphonie de Haydn viennent accompagner leur discussion (177).
Par les nombreuses comparaisons et allusions pour lesquelles Bettina a utilisé la musique, elle crée souvent une véritable atmosphère musicale. On retrouve chez elle l’image, chère aux romantiques, d’après laquelle la lumière des étoiles chante (7°). Pour elle, les divers éléments d’un caractère doivent constituer un ensemble non seulement harmonieux, mais en quelque sorte harmonique, avec tonalités diverses et modulations (17°). Elle compare une lettre et sa réponse au sujet et au contresujet, dont l’ensemble constitue la base sur laquelle on peut construire une symphonie (1°). Une lettre de son frère, en le avec elle, a, selon elle, fait dire à Caroline de Günderode : « Clemens joue dans une tonalité étrangère » (TD ant dite elle encore, « que la musique règne dans l’âme, il est impossible d'imaginer