‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 66 sur 356 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

217. « Wie ich aus dem Kloster kam nach Offenbach, da lag ich im Garten auf dem Rasen und hôrte Salieri und Winter und Mozart und Cherubini und Haydn und Beethoven. Das alles umschwärmte mich; ich begrifffs weder mit den Ohren noch mit dem Verstand, aber ich fühlte es doch, während ich alles andre im Ieben nicht fühlte: das heisst, der innere, hôhere Mensch fühlte es : und schon damals fragte ich mich : wer ist das, der da gespeist und getränkt wird durch Musik, und was ist das, was da wächst und sich nährt und pflegt und selbst tätig wird durch sie? » (Gæthes Bw. [Bett., III, 248]).

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romantisme n’a rien qui doive surprendre chez la sœur de Clemens Brentano et la femme d’Achim von Arnim. Il était dans l'atmosphère de l’époque, et il serait assez difficile de démêler exactement les influences directes qui ont agi sur Bettina. Sans doute est-ce surtout Hoffmann dont on retrouve l’écho dans ses conceptions. Mais ce n’est sûrement pas par lui seul que Bettina a eu connaissance des idées de Tieck et Wackenroder, de Novalis et de Schelling, qui constituent l’arrière-plan de ses exposés. Herder et le Sturm und Drang, avec Heinse et Schubart, ont aussi leur part, peut-être directe, dans la constitution des théories expressives que Bettina expose avec tant d’enthousiasme, mais de façon souvent un peu trop fumeuse. Ce qui leur donne un accent particulier, à part le style propre à Bettina, c’est une note de religiosité mystique qui peut provenir en partie de Wackenroder; mais elle correspond aussi à une tendance qui s’est affirmée d’une façon générale chez les romantiques du deuxième groupe et a amené un certain nombre d’entre eux au catholicisme.

Il n’est pas trop artificiel de réunir les idées de Bettina sur la musique et sa signification, éparses dans ses œuvres littéraires, et de construire avec ces matériaux une théorie cohérente. Cette théorie, elle ne paraît pas s'être jamais souciée de l’édifier. Mais la concordance des divers passages où elle s’est exprimée permet cette tentative. Il faut considérer aussi que les œuvres littéraires de Bettina ont toutes paru entre 1835 et 1852, par conséquent entre sa cinquantième et sa soixante- -septième années et qu'elle pouvait avoir constitué alors à ce sujet une théorie définitive. D'une œuvre à l’autre, on ne relève pas de disparate dans l’expression de ses idées sur la musique. Les divers passages qui leur sont consacrés se complètent mutuellement, sans se contredire.

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