AMZI,, XXV, n° 43-44 : Tdeen über Musik
: . Se XXVII, n° 14, col. 221 et suiv. : Das Charakteristische der Tonarten berelfend.
L'idée principale est que chaque tonalité a une valeur expressive qui lui est propre et que cette caractéristique est détruite par les transpositions. Une exception, signalée dans la partition de La Flûte enchantée, montre toutefois que
« ces règles de l'école ne sont valables que jusqu’au moment où un génie les tourne pour le plus grand avantage de ce qu’il veut représenter » (26).
La première année de la Gazette musicale berlinoise de Reichardt contient, elle aussi, quelques articles sur des questions théoriques ou esthétiques.
Dans des Remarques diverses sur la musique (?"), le même Michaelis qui, dès 1799, collaborait à la Gazette de Leipzig cherche à caractériser les diverses tendances de la musique allemande. Un esprit de symétrie ou de mathématique caractérise, d’après lui, les œuvres de J. S. Bach, de Marpurg et de Kirnberger. Sous l’influence du goût italien plus libre, Ph.-Em. Bach, Haydn et Mozart ont uni à l’écriture stricte héritée de leurs prédécesseurs un style plus hardi. On trouve chez eux, outre la profondeur et la régularité de l’harmonie et la rigueur du contrepoint, la liberté et la beauté du chant. Sous l’influence italienne, la mélodie tend à devenir prépondérante. Mais les meilleurs maîtres savent unir les deux tendances, mettre une belle mélodie dans une fugue ou un canon, par exemple, ou bien donner à l’air de chant le plus aimable de l'énergie, de la dignité et un intérêt supérieur. Ceux qui se sont montrés les plus capables de réussir cette difficile synthèse de l’art allemand et de l’art italien sont Mozart, Haydn, Clementi, Cherubini et Beethoven (°°).
Michaelis ne formule pas ici des considérations générales et théoriques sur la musique, il tente d’analyser des tendances diverses produites par des tempéraments nationaux différents et leur synthèse telle que l’ont réalisée de grands maîtres à la fois continuateurs de l’art de leurs devanciers et ouverts à une influence extérieure. Beethoven est cité parmi ces derniers, à la fin d’une liste où voisinent des noms que la critique ultérieure a renoncé à placer sur le même plan, mais qui tous justifient en quelque façon la remarque de Michaelis.
Un numéro postérieur, de la même année, contient un article intitulé Quelques mots sur la musique sentimentale et sur la musique naïve (**). La signature C. F. cache peut-être la per-