AO PES
terférence entre les divers arts devait conduire les romantiques à rêver d’un art synthétique ou total, entrevu par Hoffmann, dont la réalisation a été tentée par Richard Wagner.
Caractère expressif de la musique, parenté des différents arts considérés comme des manifestations isolées d’une inspiration divine commune à tous : telles sont les idées générales qu’on peut dégager de ces articles consacrés à des questions musicales théoriques (*).
Il y a donc un parallélisme très net entre l’évolution des théories musicales des philosophes ou écrivains et celle des idées générales exprimées par la critique musicale du début du dixneuvième siècle. Il est impossible de ne pas considérer l’évolution des conceptions des critiques comme le reflet de celle des doctrines philosophiques. L'une comme l’autre participent au mouvement d’idées romantique et en portent les signes caractéristiques. C’est en fonction de ces idées générales sur la musique que ceux de ses contemporains qui ont essayé de comprendre Beethoven et son art ont interprété sa personnalité et ses œuvres, et la critique proprement beethovenienne suit une courbe analogue à celle des idées générales et des conceptions théoriques. Des écrivains comme Hoffmann, Bettina Brentano et d’autres de moindre importance ont leur place marquée à certains points de cette évolution, selon le moment où ils ont écrit et l’importance diverse des influences qu'ils ont subies. L'originalité de Beethoven leur a servi en quelque sorte à cristalliser leurs conceptions théoriques autour d’un exemple concret. C’est la façon dont s’est opérée cette cristallisation qu’il ‘faut maintenant étudier.
46. Ce n’est pas seulement dans des articles proprement dits consacrés à la musique que s’est exprimée cette conception de la musique expressive. On la trouve également dans diverses pièces de vers publiées à différentes dates et dont l’examen détaillé n’apporterait pas de nuances nouvelles à l’expression des idées déjà relevées. Les principales sont :
Prometheus, Vienne, 1808, n° III, 87-00 : Havdns Jubelfeyer (H.-J. von Collin).
Même revue, 1808, n° V/VI, x77 : Macht der Musik (Wezel)
Der Sarmmler, Vienne, VIII, n° 5 (11 janvier 1816), 19 : Der Sänger (Susanne W.).
Même revue, VIII, n° 68 (6 juillet 1816), 275 : Die Orgel (Christian Schreiber).
Même revue, IX, n° 36 (25 mars 1817), 144 : Die Tonkunst (J.-G. Fellinger).
Conversationsblatt, Vienne, I, vol. II, n° 2 (6 juillet 1810), 14: Weihe der Tonkunst (Franz Gräffer).
nd XXVII, n° x (5 janvier 1825), col. 1-2 : Die Sendung der Tüne (DT Breidenstein).
AMZI,, XX VIII, n° x (4 janvier 1826), col. 1-6 : Der Muse Gruss (Christian Schreiber). AMZI, XXIX, n° 1 (3 janvier 1827), col. 1-6 : Ode an die Musik (Christian Schreiber).