‹ Le romantisme des classiquesChapitre 17 sur 63 · Hippolyte à la couronne^ vers · texte numérisé non relu

Hippolyte à la couronne^ vers

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de sa divine amitié : « Hélas! toi quf m'es si cher, tu péris ! » Elle lui promet des honneurs sacrés, et les larmes des vierges sur sa tombe, comme une rosée d'immortalité : a Dans les siècles à venir les jeunes vierges, avant leur hymen, couperont leur chevelure en ton honneur, et pleureront sur toi longuement. Elles te célèbreont dans leurs élégies alternées. Tu seras Téternel sujet de leurs chants plaintifs, et jamais ne tombera dans Toubli l'amour que Phèdre le porta. — Mais toi, fils du vieil Egée, prends ton enfant dans tes bras et presse-le contre ton cœur. Ce n*est point ta volonté qui l'a perdu : les hommes sont excusables de se laisser tromper par les Dieux. Pour toi, Hippolyte, je t'exhorte à ne point haïr ton père : la Destinée seule a tout fait*. »

Dans Sénèque, le tableau de la mort d'Hippolyte est bien loin de cette idéalité. Précipité de son char, traîné, mis en lambeaux et même en morceaux, on rapporte ces morceaux sur la scène, et le père essaye, tableau d'un réalisme bizarre, de recomposer le corps. « Apportez ici, dit-il, les restes de ce corps chéri; posez là le triste fardeau de ses membres ramassés de toutes parts et mis en monceau... Quoi! est-ce donc là Hippolyte ?..• Ah! je reconnais à présent mon crime! C'est moi qui l'ai tué!... Essayons de remettre en ordre les membres épars de ce corps déchiré... » Et alors

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