Doute, peur
Digit
D'affronter les taureaux; je veux, en rimilflnt, Aller à coup de main cettui-cl combattant. »
Il empoigne un épieu, car pour lors d*aventure Le bon héros n'étoit équipé d'autre armure, El le veut aborder ; mais ses chevaux craintifs S*accalant en arrière, et retournant rétifs Son char, malgré sa force et adroicte conduite, fout pantelants d'effroi se jetèrent en fuite. Ce taureau furieux court après, plus léger Qu'un tourbillon âp vent quand il Tient saccager L'espoir du laboureur, que les épis il vautre Péle-mêle couchés dans le champ l'un sur l'autre. Il les suit, les devance, et, dans un chemin creux Fermé de grands rochers, se retourne contre eux, Fait sonner son écaille, et roulant en la tète Ses grands yeux enflambés, annonce la tempête. Comme, quand en été le ciel, se courrouçant, Noircit, éclaire, bruit, les hommes menaçant, Le pauvre vigneron présage par tels signes, S'outrageant l'estomac, le malheur de ses vignes; Aussitôt vient la grêle, ainsi que idragons blancs, Battre le saint Bacchus à la tète et aux flancs. Le martelle de coups, et boutonne la terre De ses petits raisins enviés du tonnerre :
Ainsi faisait ce monstre, apprêtant contre nous En son cœur enûélé la rage et le courroux.
Il s'irrile soi-même, et de la queue entorse Se battant les côtés, se colère par force, Comme un jeune taureau qui, bien loin dans un val Voit, jaloux, sa génisse avecque son rival Errer parmi la plaine: incontinent il beugle, Forcenant contre lui d'une fureur aveugle.
Mais, premier que le joindre, il s'essaye au combat, LuUe contre le vent, se fâche, se desbat, Toulse du pied l'arène *, et dedans une sou(he Les cornes enfonçant, lui-même s'escarmouche.