AVANT-PROPOS III
1908). — E.-M. de Vogiié, Albert Sorel et Bruneticre lui avaient également témoigné leur sympathie sous diverses formes.
Plus récemment nous avons publié, dans la Bibliothèque de philosophie contemporaine de la maison Alcan, deux recueils d'essais critiques sous ces titres : Introduction à la 'philosophie de V impérialisme, et Mysticisme et domination, tandis que, dans la même collection, M. Louis Estève donnait une étude critique d'ensemble sur notre œuvre : Une Nouvelle psychologie de F impérialisme. Ernest SeilUère. — Ces derniers volumes ont suscité dans la presse française et étrangère un mouvement d'idées fort intéressant. Nous signalerons, parmi les commentaires français particulièrement dignes de remarque, ceux de M. Yves Guyot (dans )e Journal des économistes du 15 mars 1903j, rimpérialisme économique; de M. Nicolas Ségur dans la Revue du 1" avril 1913 : Ernest Seil- Uère; de M. Penjon dans la Revue germanique (janvier 1914); de M. Henri Clouard dans la Revue critique des idées et des livres de septembre
IV LE ROMANTISME DplS RIULISTES
1913 f Le bon sens de M. Seillière); de M. Piorre Mille dans la Dépêche de Toulouse (4 août 1913) ; rimportantc élude signée Sirap dans la Revue de philosophie, enfir^ cellcî^ de M. Roustan dans la Revue critique du 30 £^oût 1913 et de M. Lanoire dans 1^ Revue des Français du 30 octobre 1913 (Ernest Seillière et sa Philosophie de
V impérialisme).
Dans la deuxième leçon du cours sur Alfred de Musset que M. Maurice Ponnay a pofessé, au printemps de 1914, pour la Société des Conférences, il a bien voulu résumer en quelques mots, heureusement choisis, nos travaux. Il a présent h la Confession d'un enfant du siècle comme intéressante avant tout par l'observation qu'elle nous fournit d'un cas de « mal romantique » , cette aggravation de la sensibihté de Rousseau, de la tristesse incurable de Werther, d'Obermann et de René, qui deviendra plus tard le pessimisme des Schopenhauer et de Léopardi. Il ajoutait : a C'est ce que de nos jours M. Seillière a appelé V Impérialisme irrationnel, c'est-à-dire l'égotisme morbide, l'insurrection du senti-