‹ Le romantisme et l'éditeur RenduelChapitre 7 sur 28 · T I.KDITKI r( HF-NDUEI · texte numérisé non relu

T I.KDITKI r( HF-NDUEI

C'est une bonne traduction de Shakespeare, je crois, et une des toiles que j'aime le mieux de moi. » En voilà donc un qui ne pensait pas avoir à se plaindre et marquait quelque reconnaissance à son éditeur.

Autour de ces tableaux étaient suspendus force petites toiles ou jolis dessins. De ce côté, un charmant portrait au crayon de Hoffmann par Henriquel -Dupont, d'après un document reçu d'Allemagne; une sépia de Decamps représentant un brigand italien en prison, puis deux pochades de Théophile Gautier : au crayon, une charmante tête de femme coquettement couverte d'un chapeau à plumes et jetant en arrière un regard malicieux ; à l'encre, un couple d'amoureux Louis XIII se promenant dans un parc; enfin une aquarelle du même pour la scène de Xotre-Dame de Paris où Ouasimodo veille sur la Esmeralda dans la cellule du Refuge. Sur cet autre pan de mur, une aquarelle de Marckl pour Cromwell et quatre autres, très jolies, de Camille Rogier, représentant, celle-ci le couronnement de Cromwell, celle-là l'entrée de François I"" dans le bouge de Saltabadil, la troisième et la quatrième : le Retrait du roi Louis XI

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et Trois cœurs d hommes faits différemment, destinées, vous le devinez, à Xolre-Dame de Paris. Au milieu de la pièce, enfin, un grand portrait à l'huile, un élégant cavalier, la figure toute pâle et tout vêtu de noir, le cou engoncé dans une énorme cravate, la taille serrée dans une longue redingote en forme de fourreau, les mains gantées de gris, le pur dandy romantique, en un mot, qui ne laissait rien voir de blanc et dont les poignets, le col, le plastron de chemise étaient soigneusement dissimulés : c'était Renduel lui-même, en grande tenue, et celui qui l'avait ainsi pris sur nature en 1836 n'était autre que le peintre-poète Auguste de Ghâtillon, le futur auteur de la Levrette en paletot (1).

(Jue de gravures aussi, de magnifiques épreuves des compositions commandées à

(r Ces tableaux mi dessins, aquarelles ou sépias. de Louis Boulanger, Decamps, IIcnriqucl-Dupont, Théophile Gautier et Camille Rof;icr sont tous aujourd'luii chez moi, sauf laquarelle de Marckl et trois de Roj^ier, dont Renduel avait fait larj^esse à dillerentes j^ens. Sou P'and portrait par Auguste de Chàtillon a été légué par M™<= Renduel au Musée historique de la ville de Paris, et on peut le voir maintenant à rHôtel Carnavalet où sa place était tout indiquée au milieu des gens qui, par leur naissance ou leur réputation, se rattachent à l'histoire de Paris, car nul éditeur ne tint, jamais plus grande place à Paris que cet enfant du Morvan.

Le Roi Li£au

Lithographie d'après le tableau de Louis Boulanger

(Salon de 1S36;.

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