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cigarette, de même « répreuve do la fumée » estime des premières que doive subir le futur adepte. Elle est douloureuse en général : « tous les débuts sont pénibles' d. Voyez plutôt ce qu'il advient au pauvre Daniel .lovard dans la première visite qu'il fait à l'erdinand de C***.
Ferdinand. « enveloppé d'une robe de cbambre de lampas antique semé de dragons et de mandarins prenant du tlié 11, les pieds o cbaussés de pantoufles l)rodées de dessins baroques », « fumait nonebalammenf une petite cigarette espagnole. A|)rès avoir donné une poignée de main à son camarade, il prit quelques brins d'im tabac blond et doré contenu dans une boîte de laque, les entoura d'une feuille de papel qu'il délaclia de son carnet, et remit le loul au candide Daniel, (pii n'osa pas refuser. Le pauvre Jovard, qui n'avait jamais fumé de sa vie, pleurait comme une crucbc revenant de la fontaine, et avalait patriarcalement toute la fumée. Il crachait et éternuait à chaque minute et l'on eût dit un singe prenant médecine, avoir les plaisantes contorsions qu'il faisait- ».
Mais (' l'estomac se culotte aussi rapidemeni, plus rapidement même qu'une pipe-' », et deux ou trois séances suffisent, à ce qu'il paraît, pour faire
Du conscrit de la veille un hardi vétéran.
1. « Le labac fumé cause en primo al)ord des vorlijjfos sensibles », etc. Balzac, Œuvres comjdèles. X\. p. (J3O, Trailé des excilanls modernes.
— Cf. aussi la jolie .scène du premier cigare fumé par cet étourdi d'Oscar Clapart, dans la diligence, en compagnie de Schinner et de Mistigris ilb. Un début dans la vie, II, p. 03). L'épisode a plus de naturel et de vraisemblance chez Balzac que chez Théophile Gautier.
— De même l'abbé Baulain (La belle saison à la campagne. Conseils spirituels, XIV' lettre, La bonne tenue), pour faire renoncer son disciple à l'usage du tabac, l'engage à se souvenir des premiers essais dont il a été « si incommodé ».'