Journal du « flâneur parisien ». i5 novembre i
LAIK ROMAMIQLE 2l3
V ce régime, évidemment, dii iio se Tail pas des nerfs d'acier et des muscles crallilèle ; mais on maigrit, on pàlil, on devient enlin les dignes compagnons des ianlomatiqiies créatures tlont il a été précédemment question et l'on est sur auprès d'elles du succès.
Dès avant iS>'), pâleur, maigreur sont marques de distinction et d'originalité.
l n classique et un romantique causent ensemble. K Qu'avez-vous donc? » observe le classique. « Vous avez l'air malade. '> Et le lomantiquc de répliquer :
Ah 1 c'est ce qui in'encliantc.
Si j'avais lo leint frais, je serais bafoué. Scliillcr, Byron porlaienl sur leur face auiaif^ric Le cachet du subliuio cl do la rêverie '.
C'est du moins le « cachet n à la mode. Pâles, tous les héros du théâtre et du roman contemporains sont pâles, de Didier à Vnlony et de Jacques à Kuy Blas. On essaiera de leur ressembler; et. pour y arriver plus rapidement et avec plus de sûreté, on fera comme les couventines et les jolies femmes : on ingurgitera des citrons à la douzaine et on boira du vinaigre à rasades -.
((J'ai été voir hier le jeune de ('*'* qui voulait mon avis sur je ne sais plus quel bahut gothique », écrit notre (' humoriste » à la date du l 'i juin iSo'i. (( Il m'a offert une glace au citron, d'ailleurs exquise. Mais il a une façon