‹ Le romantisme et la mode d'après des documents inéditsChapitre 89 sur 95 · On n'a pas oublié l'origine que l'ingénieuse dame TroUopc · texte numérisé non relu

On n'a pas oublié l'origine que l'ingénieuse dame TroUopc

d'ail leuis qu'à prendre la peine de former vous-même \(Avc «artiste capillaire». Mais, tout bien considéré, le coiffeur romantique est chose commune et il n'est pas rare d'en trouver d'une habileté merveilleuse. On en cite notamment deux, dans le quartier del'Odéon, à qui vous apporteriez la tète la plus glabre et la plus classique et qui, en un tour demain, vous la rendraient d'un romantique irréprochable, du dernier romantique enfin. Il faut nous résigner à ignorer leurs noms, ces subtils artisans n'étant jamais appelés par leurs ordinaires clients que Victor et Théophile, en souvenir sans doute de Hugo et de Gautier ^.

Quant au sourire sardoniqueetà l'air maudit, un miroir et un peu de bonne A^olonté, il n'eu faut pas davantage pour les acquérir et même avec assez de rapidité. On parle de Jeime-France. privilégiés, il faut croire, à qui quinze jours d'exercices ont suffi pour se donner « des airs que Bocage lui-même aurait pu copier ». — (( Votre naïveté m'inquiète et vos angoisses me font sourire. Croyez-en mon expérience, deux ou trois semaines d'exercices quotidiens vous procureront l'air (pie vous désirez tant acquérir, à moins que vous n'ayez les muscles de la figure singulièrement réfractaires... » - — Une assez bonne méthode aussi est la fréquence et la violence des migraines ; mais on n'a pas encore trouvé de moyen sûr de se donner des maux de tète à volonté, ou peut-être la production en est-elle particulièrement pénible.

assignait aux mc'rovingiennes ot noires chcvolurcs des Parisiens de son temps.

1. Frédéric, Hippolyte. Plaisir, Leblond. Ailîin et Guillaume sont les artistes capillaires les plus connus. Cf. Bouchot, Le Laxe français, p. 18^. — Il y eut aussi le fameux Edouard. « Elle était (M"" de Dino) fort en beauté. coitTée bien simplement, mais enfin coifrée par le grand Edouard. » Chronique de M"" de Dino, II, p. 33.

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