Dans le chapitre sur le Romanesque, p
2. Et il continue : « L'excuse du premier adultère, vous l'avez entendue, c'est du G. Sand au premier chef. Pourquoi un mari lutterait-il avec succès contre les séductions d'un amant ; le mari inculte, négligé, vu de près, ayant ses momens d'humeur... ; l'amant toujours élégant, toujours nouveau, choisissant ses momens, préparant ses succès, cachant avec soin les inégalités de son caractère, n'ayant jamais à faire entendre que des paroles doives ? Voilà ce qui a fait le succès de C*** auprès de Mme D*", et voilà comment elle s'en justifie. » Il faut lire en effet les lettres de la dame D*** à son mari : c'est incroyable. Ce n'est plus du romanesque ; c'est de l'inconscience et de la folie.
GEORGE SAM) i;i LE MARIAGE '»•*{"
L'affaire N***-P*** est encore plus significative. C'est un procès en adultère intenté par le capitaine adjudant-major N*** à sa femme et à l'ex-chirurgien-major P***. Le complice ressemble singulièrement au malheureux comptable Adolphe. Il pratique même le plagiat avec une fidélité plus scrupuleuse. « Il faut copier cela lisiblement », conseille-t-il àladame N***, « et le laisser tomberdans ta chambre comme par mégarde, et comme si tu l'avais écrit il y a quelques jours. » Or, voici ce qu'il fallait « copier lisiblement », — et voici une dernière preuve que, pour une foule de petits dons Juans à l'imagination stérile, Jacques fut, littéralement, le Manuel du parfait séducteur.
« Vous qui blâmez ma conduite, examine/ la vôtre : comparez et jugez. Je ne suis pas un héros. » — L'ex-chirurgien a oublié qu'il écrivait pour le compte de son amie et négligé de mettre : « Une héroïne... » — « L'amour que vous condamnez est autant dans la nature que celui vers lequel vous vous efforcez en vain de vouloir me rappeler. Ce n'est point un amour partagé qui a serré les liens de notre hymen. La pensée qu'un jour mon cœur pourrait donner accès à un sentiment que vous ne m'aviez point inspiré aurait dû arrêter votre main prête à signer votre honte future. Votre égoïsme vous a aveuglé ; vous subissez aujourd'hui les conséquences de votre coupable conduite. Mon devoir, à moi, est de nourrir mon attachement ; les sacrifices qu'il m'a coûtés m'y obligent et je suis liée à votre rival par une éternelle affection. »
C'est du Jacques, à ne pas s'y méprendre ; ce qui suit n'est pas moins caractéristique. « Si vous m'aimez, vous devez résister à la tentation de me défaire de mon amant ; si vous m'aimez, sa vie vous devient sacrée ; c'est vous qui avez causé mon malheur, et c'est vous qui me persécutez. Cessez donc d'accueillir les conseils de gens qui ne
connaissent pas notre position, qui ne souffrent pas tout ce que nous souffrons, ou qui se conduiraient différemment s'ils étaient dans notre situation. 11 devrait vous être impossible de conquérir un bonheur quelconque par la violence ou la perfidie, sans être aussitôt dégoûté de votre conquête. Il vous semblerait avoir volé un trésor et vous le jetteriez par terre pour aller vous pendre, comme Judas. » — C'est encore et toujours du Jacques, alourdi seulement de quelques additions.
Viennent ensuite des citations textuelles : « Il y a des hommes qui égorgent sans façon leurs femmes infidèles, à la manière des Orientaux, parce qu'ils les considèrent comme une. propriété légale ; mais l'homme civilisé doit attacher plus de prix à la possession du cœur. » — Seule, la fin de la phrase n'est pas de George Sand, mais de l'exchirurgien-major. — « D'autres se battent avec leur rival, le tuent ou ['éloignent, et vont solliciter les baisers de la femme qu'ils prétendent aimer, mais qui se retire d'eux avec horreur, ou qui se résigne au désespoir. » — Est-ce erreur de la Gazette des Tribunaux ? inadvertance involontaire du séducteur ? Il y a dans le texte de Jacques : « ou qui se résigne avec désespoir ». — « Ce sont là, en cas d'amour conjugal, les plus communes manières d'agir, et je dis que l'amour des pourceaux est moins vil et moins grossier que celui de cet homme-là. >< Les derniers mots ont été soulignés par le plagiaire, — et pour cause.
D'après le compte rendu, le passage provoque « parmi MM. les membres de la Cour un mouvement de répugnance que partage l'auditoire ». Mais le copiste n'a pas fini de copier ! Nous ne rapporterons que les dernières lignes de la citation ; elles ont dû exciter un « mouvement de répugnance » tout aussi vif.
« Nulle créature humaine ne peut commander à l'amour,
et nul n'est coupable pour le ressentir. Ce qui avilit la femme, c'est l'imposture ; ce qui constitue l'adultère, ce n'est pas l'heure que la femme accorde à son amant, c'est la nuit qu'elle va passer ensuite dans les bras de son mari ou les concessions qu'elle lui fait... » Si le capitaine adjudant-major N*** avait peu pratiqué George Sand, — car enfin jamais P*** ne lui aurait fait ainsi servir par sa femme, comme venant d'elle, écrites et pensées par elle, des pages entières de Jacques ! — en revanche, F ex-chirurgien-major en avait une connaissance fort intime, et l'on voit avec quel sans-gêne il faisait tourner sa supériorité littéraire au profit de ses affaires de cœur.
Quant à la moralité de l'aventure, — et de toutes les autres de même espèce, — c'est la Gazette des Tribunaux elle-même qui va nous la fournir :
« Nous sommes encore sous l'impression des émotions poignantes qui pendant trois heures ont torturé l'auditoire... Sous nos yeux vient de se dérouler un de ces drames domestiques qui offrent la palpitante et effroyable réalisation de ces théories que le déplorable génie d'un auteur moderne, d'une femme, semble avoir pris pour mission d'élever contre les lois du mariage. Leçon terrible et vivante pour ceux qui seraient tentés de prendre au mot ces détestables théories, et qui, dans son inflexible vérité, ne laisse plus que la honte et le désespoir là où une poésie menteuse ne voudrait placer qu'harmonie et félicités ! Solennels et douloureux débats, devant lesquels s'efface bientôt le rire qui d'ordinaire semble accueillir les procès de ce genre, et qui inspirent pour l'honnête homme outragé autant d'admiration et de respect qu'ils soulèvent contre le coupable d'indignation et de dégoût ! »
Si le chroniqueur est sévère, son raisonnement ne laisse pas d'être juste. Mais Lélia s'est-elle jamais douté qu'il
iiO LE ROMANTISME ET LES .MŒURS
pouvait naître un jour tant de misères de ses poétiques et séduisantes rêveries?...
Ce n'est pas seulement à la « honte » et au « désespoir » que les belles « théories » ont quelquefois abouti, dans la. pratique ; elles ont conduit leurs adeptes jusqu'au crime '. Il est à peine besoin de le dire, George Sand n'est pas ici la seule, ni même la principale coupable ; et dans le livre qu'il y aurait à faire — et qui pourrait être fort beau — sur
t. Sans établir de rapport entre le romantisme et ces affaires criminelles, on peut faire remarquer qu'il y eut, après le procès Lafarge, une véritable épidémie de crimes semblables. M. de Cormenin fil un rapport à l'Académie des Sciences morales et politiques sur l'empoisonnement par l'arsenic et les remèdes qu'on pourrait apporter à l'effrayante progression des crimes de cette nature. « Il y a un crime qui se cache dans l'ombre, qui rampe au foyer de la famille, qui épouvante la société, et qui se multiplie d'année en année avec une progression effrayante. Ce crime est l'empoisonnement, cet empoisonnement est l'arsenic. » Cf. les affaires Vétault, Lacoste, etc. C'est à propos du procès Lacoste que Mme Lafarge écrivait, dans ses Heures de prison, 283 :
« L'accusée, aussi, était une jeune femme. Les accusateurs, aussi, avaient devant eux l'héritage de la mort. L'arsenic était l'arme que le ministère public avait en main. Un double intérêt de fortune et d'amour était présenté comme le mobile du crime.
« La fuite de l'accusée, errant dans les montagnes pour échapper aux tortures de la prison préventive, avait assombri l'opinion publique, et la présence aux débats d'un des plus célèbres chimistes de Paris donnait à la lugubre affaire un intérêt de plus. C'était le même savant que la cour de Tulle avait adjoint à M. Orfila dans mon procès, et que M. Orfila fit remplacer par M. Bussy.
" Les débats ont été longs, les témoignages contradictoires, les avis partagés. Les preuves morales étant incertaines, on a vérifié avec plus de soin les preuves matérielles.
« Un des jurés adressa au chimiste, M. Chevalier, la demande suivante :
GEORGE SAM» ET LE MARIAGE ïï\
« la Littérature et le Crime »> à cette époque, l'auteur de Valentine serait loin de tenir la première place. Mais qu'il reste donc facile d'apercevoir son action dans quelquesunes des « causes célèbres » d'alors ! Et comme les contemporains ont bien su l'y découvrir ! Que de suicides ! Que d'empoisonnements, auxquels elle ne fut pas étrangère !
C'est d'abord l'affaire B*** (1835), devant les assises de la Seine, « crime romantique, — dit la Gazette des Tribunaux ; — double suicide longuement médité, mort de l'une des victimes, guérison merveilleuse du complice ; le fer et le poison substitués l'un à l'autre et successivement employés par l'amant le plus passionné sur la plus résignée des victimes ; tentatives réelles faites par l'accusé pour s'arracher la vie, et désir sincère d'aller rejoindre, dans le tombeau, l'objet de son amour ». On lit, à l'audience, des extraits d'Indiana trouvés dans les papiers de B*** ; et George Sand est le seul écrivain cité au cours des débats. Un moment, l'avocat général se demande quelle peut bien être « la source de 1 aberration et du délire » manifestés par l'inculpé. « On l'a peut-être cherchée avec raison dans les doctrines funestes qui depuis longtemps nous effraient et corrompent la jeunesse. »
Et le défenseur lui-même ne fait pas entendre un autre
— • La quantité de poison retrouvée est-elle équivalente l\ celle qui a servi de base dans l'affaire Lafarge"?
— Je ne peux répondre à la question ainsi posée, a répondu M. Chevalier. Ce qu'on a déclaré poison retrouvé dans le corps de M. Lafarge était impondérable, et, par conséquent, est hors des conditions voulues pour établir un terme de comparaison.
« Un mouvement de surprise, longtemps prolongé, a suivi ces paroles. « Un moment, dit le journal, on aurait pu croire que ce n'était pas Madame Lacoste, mais Marie Capelle que l'on jugeait, tant ce souvenir éveillé d'une façon si inattendue, dominait l'auditoire et la justice elle-même... »
« Madame Lacoste a été acquittée... Mon ombre L'avait détendue.
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langage : « Si je cherche la source de ce dévergondage d'idées, ne sera-t-elle pas dans ce romantisme qui envahit la littérature, dans ces livres antisociaux qui égarent l'imagination? Eh bien, vous, ministère public, qui ne brûlez pas tous ces livres, avez-vous le droit de punir le mal né du mal que vous laissez faire ? Non, vous ne pouvez pas demander aux victimes la réparation du mal qui est votre ouvrage1. »
L'accord entre l'accusation et la défense est significatif. Et, sans doute, les romans de George Sand vont ici avec
1. La Gazette des Tribunaux (19 janvier 1835) s'amuse à conter eu style romantique les crimes dont le romantisme est souvent la cause.
ci Modèle de relation judiciaire en style romantique.
« Ecoutez, Anne, dit-il en s'arrètant tout à coup ; il faut que tout cela Unisse : un de nous trois est de trop dans ce monde ! — Taisezvous, Pierre, vous me faites peur ! Et elle se couvrit le visage de ses mains.
« L'homme qui avait parlé le premier se remit à marcher, et ils continuèrent à voix basse leur conversation. C'étaient une paysanne et un paysan limousin. Celui-ci, aux traits prononcés, à la parole brève et forte, avait une singulière expression d'énergie morale dans ses yeux gris un peu enfoncés, dans ses lèvres minces, dans son teint pâle. A voir ses cheveux noirs et brillants qui tombaient sur son front en longues mèches plates et lisses, on l'eût cru plus jeune qu'il ne l'était réellement. Il avait de quarante à cinquante ans. Elle était laide et vieille, et avec la plus bienveillante disposition, on eût eu grand' peine à retrouver quelque trace d'une ancienne beauté sur son visage flétri. Pour qui sait combien se fanent vite les fraîches jeunes filles de nos campagnes, nos paroles ne sembleront pas trop sévères quand nous ajouterons qu'elle avait plus de trente ans.
« Enfin ils se séparèrent, et en se quittant, Pierre répéta encore :
Il y a un de nous trois de trop dans ce monde ! » Mais Anne ne dit plus : « J'ai peur de vos paroles. » Elle serra la main de Pierre et s'enfuit. Dans ce serrement de main il y avait la vie d'un homme, et cet homme était son mari ! car Pierre n'était que son amant, et, à cette heure, la femme adultère et son complice s'étaient dit : « Un homme nous gêne ; que Dieu ait pitié de son àme, car il faut qu'il meure ! »
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d'autres ; mais enfin ils sont nommés, ils sont même seuls à l'être ; — et c'est tant pis pour leur auteur.
On les nommera encore dans l'affaire M*** (1838), à l'exclusion de tous autres ouvrages, et les malheurs de l'accusée leur seront imputés pour la plus grande partie. « M*** avait pour lecture habituelle des romans ; et ces romans qui peuvent ne pas agir avec une grande force sur des âmes blasées et corrompues, Indiana et Valentine, devaient produire une impression profonde sur une âme jusque-là chaste et vertueuse. »
Il y a même des cas où, sans que personne y ait fait d allusion directe, l'influence est à peu près certaine. Si George Sand est demeurée quelquefois invisible, elle a été souvent présente, comme dans l'aventure de celle que la Gazette des Tribunaux (1837) appelle « la moderne Brinvilliers », et dont le suicide, en empêchant la justice de faire son œuvre, supprima toute espèce de débats.
« Jeune, belle, riche et d'un esprit distingué, mademoiselle X*** avait épousé, quelques mois après la révolution de 1830, M. N*** dont les qualités personnelles, la position de fortune et le mérite paraissaient devoir assurer son bonheur. Mais une autre passion avait déjà germé dans son cœur, qu'elle ne sut bientôt plus contraindre », malgré deux enfants et les soins du mari. L'amant lui-même, épouvanté de la trop vive imagination de madame N***, s'expatrie au Brésil. « De là, dans une correspondance remarquable par la rare alliance du sentiment et de la raison, il explique à madame N*** quels motifs l'avaient décidé à s'éloigner d'elle et à renoncer, sinon à son amour, du moins à un bonheur qu'il ne pouvait goûter pur et sans remords. »
Il n'y a d'obstacle que le mari : on supprimera l'obstacle. Dès ce moment, les indispositions du pauvre N*** sont fréquentes ; il éprouve des douleurs dans la poitrine et des
vomissements surviennent. Les médecins conseillent une maison de santé, « sur la longue ligne des boulevards neufs, du côté ouest de la capitale ». 11 y séjourne quelque temps, et bientôt rend le dernier soupir « dans les bras de son épouse au désespoir » .
<( Madame N***, après quelques jours de deuil, reparaît dans le monde, plus belle et plus éclatante encore de sa noire parure et de sa pâleur. » Elle songe alors à rejoindre son amant au Brésil. Mais les deux enfants vivaient encore : ils meurent subitement dans des « convulsions affreuses » .
Malgré la douleur où la mère semble plongée, des soupçons s'élèvent, et la justice lance contre elle un mandat d'amener. Barricadée <> dans son élégant appartement de la Chaussée d'Antin >>, elle refuse d'ouvrir : on enfonce la porte, et on la voit étendue sur un canapé, « belle encore, mais pâle, froide, inanimée, et de sa main droite serrant, par une contraction convulsive, un flacon d'où s'exhale encore l'amère odeur d'acide prussique qui l'a foudroyée », — le poison qui l'avait débarrassée de ses enfants.
Le scénario est aussi complet qu'il se puisse.
Pauvre Lélia ! si douce à tous les affligés, si pitoyable a toutes les souffrances ! Par quelle cruelle ironie a-t-elle occasionné des maux irréparables, en voulant justement les prévenir? et pourquoi faut-il que tant de sanglots forment le plus lugubre des accompagnements à l'hymne triomphal que l'imprudente sibylle avait entonné d'abord en l'honneur de la passion affranchie de toute contrainte, libre de toute servitude, seule maîtresse d'elle-même, fille du ciel, intangible et sacrée 1 ?...
I. Il n'est que juste défaire entendre, au moins en note, l'autre son de cloche.
On a prétendu que les théories de Mme Sand sur l'amour avaient perdu beaucoup de jeunes femmes. Celles que Mmr' Sand a égarées
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Médiocre, avons-nous dit, pour la formation personnelle de l'individu, il se pourrait aussi que le romantisme ne lût pas sensiblement meilleur pour sa formation sociale, et que trop d'imprudences en aient compromis les réelles générosités. Pour une doctrine, c'est un résultat pratique assez humiliant.
étaient certainement déjà hors de leur chemin. Au contraire, que d'idéalisme, quelle compréhension élevée de la passion ne peut-on puiser dans son œuvre ?
« Est-ce que tout ce que le naturalisme a déversé sur nous de puanteur, tout ce que le scalpel de l'analyse à outrance nous a découvert de maladies contagieuses et répugnantes, peut entrer en comparaison avec l'œuvré noble entre toutes de George Sand? 11 n'y a que les idéalistes, les chercheurs de moralités hautes, qui puissent prendre place à sa suite.
<• Elle est et elle restera, quoi que ses ennemis fassent, la bienfaitrice et la bienfaisante. » Mm' Adam, Mes sentiments..., 286. Cf. encore, dans le même livre, les pages 145. 170, 208, 210 sqq. Le dernier passage s'achève en dithyrambe. — On sait que Victor Hugo l'appelait la Grande Femme, Renan la Harpe éolienne de notre temps : que d'après Henri Heine ses écrits « incendièrent le monde entier, illuminant bien des prisons où ne pénétrait nulle consolation. ■< Heine ajoute que" leurs feux précieux dévorèrent les temples paisibles de l'innocence>'. — On peut voir dans la biographie monumentale ileYVladimir Karénine, Georyp Sand, *;t vie et ses œuvres, l'influence <[ue George Sand exerça en Russie. Un article de M11"' A. fibrine, dans les Débals du 4 octobre 1899, signale les jugements de quelques grands écrivains russes sur l'auteur d'Indiana : quelquesuns de ces jugements prouvent que cette influence a été prodigieuse. Dostoïewsky disait tout simplement: « On peut assurer qu'elle fui l'un des adeptes les plu- complets du Christ sans s'en douter ellemême. »