de Coux : Avenir, 21 avril
écrivait de Coux, et Lacordaire, Lamennais : célébraient la Révolution (1789, non 1793) comme la brèche providentielle ouvrant l'avenir au catholicisme. Ainsi rapprochés des libéraux, les catholiques n’hésitent donc pas à les appuyer.
En échange de cet appui les catholiques réclameront le droit commun et se livreront « à qui jurera de voter le plus de lois libérales » ?. Ces libertés exigées sont quatre : liberté de conscience ou de religion — d’où séparation de l’Église et de l'État, coup de grâce porté au gallicanisme (dont Montalembert maudit « les liens serviles » 5), et, conséquemment, suppression du budget des cultes ; Zzberté d'enseignement, condition ou application de la première, promise par la nouvelle Charte ; /cberté de la presse, garantie des autres, et seul moyen actuel d'expression pour la vérité — moyen sans danger, cette liberté dût-elle dégénérer : « Nous voulons la licence &e la presse » 4 car la vérité est invincible et la liberté opérera une sélection naturelle des idées vraies 5 ; liberté d'association enfin, favorisant en particulier la reconstitution des corporations, et à côté de laquelle l’Avenir demande même, plus ou moins, le droit de grève $.
La liberté de la presse, soit dit en passant, n’était point revendication anarchique pour l’époque. Chateaubriand, protestant en 1827 contre le rétablissement de la censure, avait cité en épigraphe un discours de Bonald du 28 janvier 1817: Bonald invoquait en faveur de la presse l'exemple anglais et reprenait le mot célèbre : « les journaux expriment l’opinion et ne la font pas ».
Bref, cette république selon l’Avenir repose sur une base unique : la liberté, « première loiet fondement nécessaire de toutes les autres et cette liberté absolue dans son essence n’a
. Avenir : 7 janvier ; 28, 29 juin 1831.
. Avenir : 26 avril 1831.