Avenir : 23 avril
Une idée assez neuve préside plus ou moins confusément : ce qu'on a appelé depuis « le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ». C'était, à l'Avenir, une interprétation du « droit des gens » entendu « comme le droit des nations à une vie indépendante et à un développement libre » :. Le premier article de Montalembert à l'Avenir, La révolution de Pologne:, proclame un franc enthousiasme dont celui du 16 avril 18317, Une prière, est une répétition, si vibrante d’admiration pour ces croisés que M. Féli en est « ému jusqu'aux larmes » 3. Son dernier, Le douze septembre 4, exhale, tandis que Varsovie succombe en cet anniversaire du triomphe chrétien de Sobiesky, tout son mépris pour le « duc de Moscovie » et ses royaux complices. Son second article, Lettre sur le catholicisme en Irlande”, étudie solidement l’histoire et la psychologie des Irlandais, indomptables, pieux, hospitaliers, les abus qui écrasent le peuple, les travaux du clergé, son attache aux fibres populaires les plus profondes ; longuement il admire ce clergé libre parce que pauvre, partisan chaleureux de la « grande cause de l’affranchissement des peuples » et vivante preuve de l'éternité de l’Église sous la persécution ; du clergé il ne sépare point ces laïques qui poursuivent l'émancipation, trop incomplète encore. Le 13 juin 1831, Montalembert lance dans l'Avenir une souscription en faveur des Irlandais affamés : elle atteindra quatre-vingt mille francs $. Le 22 il contresigne l’appel de l’A gence dans le même sens.
Ainsi, loin de rester théoriciens, les hommes de l'Avenir entendent passer à l’application pratique :
Accord d’abord avec les libéraux en faveur du « mouvement ».
. Revue d'Histoire Moderne, 1930. L'AVENIR et la question polonaise. TON CAM NV DD 123554
. Lecanuet, t. I, p. 215, note.
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. O. C., t. IV, pp. 164 sq. et note finale.