‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 130 sur 394 · O1 R © D OH · texte numérisé non relu

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avait révoqué la disposition de l’ordonnance et interdisait aux concessionnaires de se faire enterrer dans les terrains acquis par eux. Je n’ose pas croire à un tel succès.

Justifiée sur quelques points, injuste souvent, la guerre au pouvoir (devise affirmée par Montalembert) est menée au nom d’un principe qui suffit à expliquer les craintes de la police : nécessité de l’anéantissement de fout gouvernement. Montalembert, qui formule cette déduction, la développe dans les termes suivants : Gouvernement au sens actuel égale tutelle. Or, les peuples sont majeurs. Il est inconcevable qu'un pouvoir leur impose croyance, opinion, intérêt, intervienne à chaque instant en tout. Le pouvoir n’a point à « imprimer un mouvement en arrière ou en avant de sa façon », il n’a d’autorité que par délégation du peuple et doit obéir aux impulsions de celui-ci. Tel est le principe fondamental des régimes possibles à l’avenir : monarchie héréditaire ou élective, parlement à une ou deux chambres ; leur forme importe peu.

Seconde attaque ou plutôt second front de bataille : contre les légitimistes et surtout leur politique de maintien de la néfaste alliance entre le trône et l’autel. Ajoutons d’ailleurs que l’Avenir se ménage quelques ponts, en prévoyance d’une certaine collaboration avec les royalistes. Il cite avec faveur ? un article du Correspondant qui divise ceux-ci en deux catégories, les quiétistes qui ne font rien et les actifs qui viennent d’élire un brillant défenseur ; « personne, ajoute l’Avemir, ne désire plus que nous que la carrière parlementaire de M. Berryer réponde à ce brillant horoscope ». Au vrai, la Quotidienne avait soutenu l'initiative de l’école libre ouverte en mai :. Personnellement, Montalembert tente de « rallier les Royalistes catholiques » dans l’article du 6 mars cité plus haut et son Journal apprend que le comité de rédaction ne l’approuve qu'à demi, que Lamennais impose « de nombreuses suppressions ». Précédemment, les 16 et 17 février, au lendemain du sac de l’archevêché, Montalembert s'était violemment dis-

1. Inscrite en exergue dans le carnet correspondant du Journal inédit.

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