‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 147 sur 394 · Journal : 13 octobre et 5 novembre · texte numérisé non relu

Journal : 13 octobre et 5 novembre

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3. Cf. Debidour : Histoire des rapports de l'Église et de l'État en Fyance 1789-1870 (Paris, 1898), p. 424.

4. Lettre à Anckarsvärd: Rome, 12 mars 1832. Revue d'Histoire diplomatique citée, pp. 54, 55.

5. D’après le Journal de Montalembert, cité par Mile de Lallemaad : Montalembert et ses amis, D. 154.

Nous sommes pleins de courage et d'espérance, écrit-il, mais la lutte sera longue et pénible. Le cardinal de Rohan est notre plus fougueux ennemi. Le Père Ventura, qui s'est complètement réconcilié avec nous t, est notre plus chaud partisan ?.

Au même moment l'abbé Dupanloup écrivait au cardinal de Rohan que « tout le jeune clergé » était perdu en France si Lamennais pouvait se dire approuvé de Rome *.

Les trois « pèlerins de la liberté » signent, le 2 février 1832 #, le «Mémoire (rédigé par Lacordaire) présenté au Souverain Pontife Grégoire XVI par les Rédacteurs de l’AVENIR et les membres du Conseil de l'AGENCE GÉNÉRALE POUR LA DÉFENSE DE LA LIBERTÉ RELIGIEUSE »; On y pense prouver que dans la situation actuelle de l’Église de France nulle autre attitude n’est possible que celle conseillée par l'Avenir. « La religion n'’étoit pas haïe pour ellé-même, mais pour son alliance avec le pouvoir 5. » Donc il faut la séparation des deux ; et d'autant plus que le gouvernement, et « le gouvernement seul », l’attaque maintenant. L’Avenir a pour unique objectif la défense de la religion, et il l’a atteint souvent. Ses adversaires catholiques sont les légitimistes et les gallicans.

Le Père Dudon $ a trouvé une lettre écrite par Montalembert à l’abbé Guéranger au lendemain de la remise du Mémoire. Elle dépeint l'horreur de la cour romaine pour tout ce qui fleure la révolution — plus que dangereuse en Romagne, — dénonce les démarches des ambassadeurs, celui du czar principalement, pour obtenir la condamnation de l'Avenir, témoigne enfin de la conviction que le Pape «n’a jamais songé » à cette condamnation. Le Journal de Montalembert confirme ces sentiments, le 3 février, avant un commentaire de fierté exaltée :

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