Œuvres complètes de Lamennais, t. XII, p
2. Le récit du banquet, souvent reproduit, se trouve notamment
bert parcourt Munich en récitant die Leider des jungen Werther.… 1. Il écoute angoissé les discussions de ses amis. Certain soir, racontait le baron de Moy de Sons ?, dînant chez le Dr Doellinger, Lamennais se démena « comme un diable » tandis que le prêtre bavarois raisonnait sereinement. Après le repas, on se promenait dans les allées créées par le roi Louis et Lacordaire demanda à Doellinger si Mirari vos était un document doctrinal imposé à leur foi. Dans le silence tomba une réponse nettement affirmative ÿ.
Montalembert signe donc — 10 septembre —;, avec ses amis, la déclaration de soumission 4 à ce qu’il appelle la « funeste Encyclique » 5. Pour Guerrier de Dumast il résume celle-ci en termes brûlants :
(Le Pape) appelle la liberté de conscience un déhire, la liberté de la presse exécrable, la science impudente et proclame la nécessité de l'union entre l’Église et l'État, etc., etc. Cet acte, ajoute-t-il, qui heureusement n’a rien d’obligatoire pour nos consciences catholiques, nous oblige cependant à déposer les armes $.
C’est pourquoi cette déclaration de soumission est adressée aux journaux : « ….L’Avenir ne reparaîtra plus... l’A gence est dissoute... » 7
dans Rio : Épilogue à l'Art Chrétien, t.Il, pp. 173-175,et dans Mlle de Lallemand : Montalemberi et ses amis…., pp. 156, 157, citant le Journal de Montalembert. |
1. Aux archives d’Écotay, cet ouvrage se trouve en petit in-16, portant sur la page de garde « Munich 1832 ».
2. Alors jeune professeur expulsé par ordre de Lola Montès dés Universités de Bavière. Mort vers 1870.
3. Le Correspondant, t. 101 de la collection ; t. 65 de la nouvelle série, Paris, 1875, pp. 1045-1046.