‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 170 sur 394 · O. C., t. IX, pp · texte numérisé non relu

O. C., t. IX, pp

Montalembert passe la fin d'octobre à Florence, où il est arrivé de Brescia mal en point. Dans une chute il s’est blessé à la tête et la police autrichienne en Lombardie l’a contraint de quitter Brescia sans le délai nécessaire pour se faire soigner !. Malgré cet incident qui l’irrite contre le régime de Metternich, Montalembert continue de s’apaiser.

Il compte voyager l'hiver suivant en Orient avec Saint- Laumer et n’y renonce qu’à la fin de septembre ?.

Le 8 décembre 1834, de Pise où il se détend près de ses amis de La Ferronnays, Montalembert prie le cardinal Pacca de présenter à Sa Sainteté son adhésion et sa soumission à l’Encyclique du 15 août 1832 en la forme requise ?. Le 13, il confesse à Lamennais combien cet acte lui a coûté, tant l’Encyclique « froisse. de la façon la plus formelle... ses convictions les plus enracinées » ; il cherche à atténuer la coup porté par là au rebelle aimé de la Chesnaïie. Le 19, remerciant l’Éminence d’avoir été son heureux interprète et le Saint-Père de s’être montré si bon, Montalembert ajoute « l’assurance nouvelle de son inaltérable dévouement à l’Église romaine et à la personne de son auguste chef » 4.

« Catholique avant tout » 5, c'est la seule réponse de Montalembert aux reproches de M. Féli, à qui Sainte-Beuve prête l'intention de graver un cachet figurant un chêne en éclais brisé par la foudre avec cette devise : je romps et ne plie pas. Catholique avant tout, orientation décisive, d'autant plus que dans cette voie Montalembert trouve la paix de l’âme et du cœur. Lisant en 1835 les Troisièmes Mélanges de Lamen-

1. Lettre de Lamennais à de Coux: 10 décembre 1834. — Études : 5 avril 1911.

2. Correspondance de Montalembert et de L. Coynudet, pp. 160, 166, 171. Lettres de Montalembert : 3 août, 30 août et 1er octobre 1834.

3. Tous les autres rédacteurs de l’Avenir avaient fait acte officiel de soumission bien avant. À titre d'exemple, citons Gerbet dont on trouvera la déclaration après l’Encyclique Mirari, le 11 décembre 1833, publiée dans Dudon : Lamennaïs et le Saint-Siège, p. 289, et après Singulari, ibidem, p. 333.

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