Journal, 19 décembre
5. Lettres. à La Mennais, édition Goyau et P. de Lallemand, p.272.
6. Sainte-Beuve à Olivier : 23 octobre 1838, édition Bonnerot, t. IT,
nais, il écrit : « Ce ne sont que les articles de l’Avenir mais précédés d’une Préface qui met le sceau à cette grande et désolante ruine. Il y renie toute sa vie et toute sa gloire passée ! Quelle terrible leçon : ».
Abandonnant alors, après d’ultimes efforts, Lamennais à cet orgueil à propos duquel Mérimée disait : «il s’est fait prêtre pour être Pape » ?, Montalembert ne nie point tout ce qu'il lui doit avant la précieuse mais « terrible leçon ».
Lamennais dans sa puissance avait créé un mouvement d'action et de pensée catholiques. L’élan du chef de l’école mennaisienne ne fut perdu ni pour l’une ni pour l’autre. Ce qu’on a nommé la renaissance catholique prend bien, quelle que soit l’influence d’un de Maistre et d’un Chateaubriand, sa source à la Chesnaie. Bénéfice considérable pour Montalembert d’avoir connu intimement Lamennais et tant d’artisans de ce renouveau catholique sous la Monarchie de Juillet : Lacordaire, Ozanam, Gerbet, Guéranger, Bautain, Parisis, Sibour.