‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 174 sur 394 · Tbidem · texte numérisé non relu

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SAC" — Dossier 115. Pensées catholiques et politiques (1832- 1833).

417O1C He P. 442.

SORA — Dossier 190. Études catholiques, t. III. Commencé

en 1837.

les vertus. Le manuscrit cité et les lettres sur l'aristocratie publiées ci-dessous : en témoignent. Selon lui, on ne trouvait pas, dans le régime purement féodal, un seul exemple de despotisme ou d’anarchie; les garanties féodales protégeaient chacun ?.

Montalembert accumule les citations de médiévistes démontrant que le « gouvernement absolu, monarchique dans le sens strict (était) entièrement inconnu au Moyen Age »#. La noblesse forge la plus sûre barrière contre l’absolutisme royal, et dans la salle des gardes, en son moyenageux château de la Roche, Montalembert peindra en frise cette phrase d’une chronique de saint Julien de Bellèvre :

Le duc Charles ne mesurait toutes choses qu’à l’aulne de sa volonté et de son profit particulier et fit proposer aux estats nouveaux subsides et impositions estranges. Maïs les SS. de Jonvelle, de Charny, de Myrebeau et autres vrays Bourgongnons firent la réponse pour tout le corps des estats : « Dites à M. le Duc que nous lui sommes très humbles et très obéissanssubjects et serviteurs ; mais quant à ce que vous proposez de sa part, il ne se fit jamais, il ne se peut faire, il ne se fera pas ». Petits compagnons n’eussent pas osé tenir ce langage.

Parmi les triomphes de la féodalité, Montalembert compte avec un plaisir particulier celui de l’évêque Langton. A la tête des barons insurgés il arrache à Jean sans Terre « la célèbre Grande Charte, base de cette constitution anglaise que les modernes ont tant admirée, oubliant sans doute qu’elle n'était que le produit de l’organisation féodale ». Dans le grand salon de la Roche, une gravure figurera les barons en armes prêtant serment à la Grande Charte. Un seigneur encore, le fils de Simon de Montfort, « introduit les députés du peuple dans la première assemblée politique qui ait porté le nom, depuis si glorieux, de Parlement Britannique (1258) » 4. Généralisant audacieusement sur ce chapitre, Montalembert

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