Troisième lettre sur l'aristocratie, infra p
SENTIMENTS ET PRINCIPES DIRECTEURS 257 concluent que la part terrible de responsabilité imputable
à l'esprit démocratique imposait à l’homme de bon sens la défiance de ce principe 1. |
La Révolution de 1789 châtia providentiellement des Abus criants, suscita des actes glorieux, mais, viciée dans son inspiration même, n’a pu « renouveler d’une manière salutaire et permanente les instincts et-les besoins de la société humaine » ?. La révolution de Juillet pas davantage.
Par elle-même la démocratie est impuissante à construire. une cité sur les bases religieuses, familiales et professionnelles. A preuve cette « clameur de haro » poussée dans les journaux démocrates contre les sages qui, épouvantés des désordres sociaux engendrés par l’industrie moderne, « ont demandé le rétablissement des jurandes et des corporations industrielles * ». Ces journaux suivaient la logique démocratique. A preuve l'hostilité de l’opinion libérale radicale contre la Chambre des pairs 4
Que cette logique contredise l’histoire ? L'histoire à tort et le journal la Tribune imprimait en 1833 «que les encouragements donnés par M. Guizot à l'étude de l’histoire étaient une déclaration de guerre aux principes démocratiques » 5 ! é
Montalembert déchire à peine,#n fine,le voile deson pessi misme, pour laisser filtrer un rayon d’espoir :
Le plus grand honneur que je puisse faire à la démocratie moderne, dit-il, c’est de la comparer à l’invasion des barbares qui ont renversé l’Empire Romain f;euxaussiont détruit une société profondément corrompue ; ils ont même fondé indirectement le magnifique édifice de la chrétienté du Moyen Age : mais comme leur victoire (ainsi que celle de la démocratie moderne) était accom-