‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 219 sur 394 · Cf. supra, p. 259, citation de la même lettre · texte numérisé non relu

Cf. supra, p. 259, citation de la même lettre

loi donnât à celles-ci la possibilité de revivre. Montalembert ne tenta même pas de réaliser son rêve raisonnable de corps intermédiaires entre l’individu et l'État. Pourquoi ? Pour des raisons plus profondes que cette crainte aveuglément conservatrice, et ce désarroi des libéraux devant l'incapacité des peuples à « hériter, comme dit Tocqueville :, de tous les anciens pouvoirs qui achèvent de mourir ».

Un impérieux besoin de clarté nous a poussés à classer, pour les inventorier, les richesses incluses dans les papiers de Montalembert, à corroborer par d’autres textes la valeur de son plaidoyer pour l'aristocratie et les possibilités entrevues par lui d’un ordre social nouveau. L’on n'oublie pas l’artifice de cet exposé. Les idées de Montalembert sont perdues dans les nuées romantiques qui les séparent des réalités.

Le plus opaque de ces nuages enveloppe la notion de liberté, ainsi qu’on s’en rend compte chaque fois que Montalembert aborde le sujet.

Quant au progrès matériel et à sesincalculables conséquences qui entraînent à la centralisation, quant au tempérament national et aux autres facteurs de la vie française, la menace étrangère, par exemple, imposant des préparatifs militaires auxquels nuirait une décentralisation à l’anglaise ?, Montalembert ne les considère jamais attentivement. Il revient souvent sur la question des provinces françaises, « vitale, ditil lui-même, pour notre développement social et intellectuel ». Il tombe d’accord avec le lorrain de Dumast sur la distinction

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