‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 254 sur 394 · Journal : 3 janvier · texte numérisé non relu

Journal : 3 janvier

il s'affirme partisan de la Quadruple alliance de 1834 (Espagne- Portugal-Angleterre-France), contre Don Carlos, en faveur d'Isabelle, reine constitutionnelle. « Il est évident, dit-il, que pour la France de Juillet il y a un intérêt immense à ce que son arrière-garde soit assurée, dans la guerre qu’elle aura un jour à soutenir sur le Rhin. » L'expérience a montré l'influence malheureuse des Bourbons d’Espagne chez eux, et leur nullité comme alliés de la France. Isabelle, souveraine légitime, s’est libérée de ses partisans anarchistes. Elle pacifie

les provinces insurgées, dont, s’écrie l’orateur, j'admire plus que personne la valeur et l’héroïsme, en leur promettant le maintien de leurs anciens privilèges, de leurs fueros, et en renonçant à les courber sous le joug funeste de la centralisation et de l’uniformité.

La Chambre doit donc manifester son amitié envers le gouvernement espagnol 1.

Montalembert prie ensuite l’aristocratique assemblée de ne point paraphraser servilement le discours de la Couronne, dans lequel les relations avec les puissances étrangères sont tenues pour satisfaisantes. Il insiste sur l’empressement que met la Prusse « au service des mauvaises chicanes de la Hollande »?, et sur la nécessité de l’énergie à lui opposer. IL proteste contre la nouvelle violation des traités de Vienne, à Cracovie, et la « complaisance peu honorable » du gouvernement français qui n’a pas osé inviter un Polonais à l’inauguration du musée de Versailles. Il né veut certes pas la guerre, mais la manifestation « du droit sacré d'intervention politique et diplomatique » £.

La Chambre haute ne suit pas Montalembert, non plus que le lendemain quand il appuie un paragraphe additionnel du comte d’Harcourt, manifestation de sympathie aux Polonaïs. Une fois encore, Montalembert est resté fidèle à son principe de ne pas laisser un droit tomber victime de la prescription. La Chambre des députés, elle, réclama dans son 1 adresse « l'exécution loyale des traités »..

NO CET PAS 2. Ibidem, p. 9x.

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