Lecanuét, ti. II, p
4. Lecanuet, t. II, p. 73, citant la lettre de Montalembert à Lacordaire : 21 septembre 1841. — A. L. R. — Dossier 418.
etc. mais qu’il a dû se défendre d’abord « des polissons qu’on voulait imposer au Saint-Siège » 1.
k x Conscient de ses devoirs sociaux, Montalembert garde contact avec les évêques qu'il a soutenus, — et les autres. IL
les reçoit à sa table et, en voyage, ne manque pas de rendre visite au pasteur du diocèse parcouru, de la Provence à la Bretagne *. Cordial et curieux de tout ce qui intéresse l’Église, il recueille de la bouche de l’évêque d’Alger des détails sur son apostolat colonial, la nécessité d’un séminaire®, et de même pour beaucoup de diocèses, cependant qu’une liaison assidue avec la direction des Cultes lui livre d’utiles renseignements 4.
Malgré le malaise naissant, Montalembert est nommé, en janvier 1841, par Mgr Affre membre de la fabrique métropolitaine de Notre-Dame, et il forme vingt projets d’amélioration de la musique, du chant, etc... 5. Il rencontre encore l’archevêque de Paris en cette même année, ici ou là, à dîner par exemple chez le comte Hervé de Kergorlay f. Son irritation cependant allait croissant. Mgr Affre aidait trop timidement Dom Guéranger, lâchait l’abbé Combalot, s’opposait à l’élévation de l’abbé de Salinis au siège d'Angers, à la nomination de l’abbé Gerbet à la Sorbonne. Aussi quand l’archevêque se rendit chez Montalémbert pour l’apaiser, il provoqua seulement la rupture par ces répliques hautaines :
«Ilest fâcheux pour vous, Monseigneur, que dans toutes les occasions que vous avez eues de tenir votre parole, vous ayez eu de si bonnes raisons pour n’en rien faire ». — « Non, Monseigneur, vous ne me devez rien : ce n’est pas vous dont j’ai voulu faire un arche-
1. Chronique catholique: 1° septembre 184r ; cité par Lecanuet, CET, pr62
2. Aix-en-Provence : 5 avril 1837, etc. passim dans le Journal.