Journal : 25 janvier
vêque de Paris, c'est celui qui me donna autrefois les assurances que vous reniez aujourd’hui. Ce dernier je n’aurais rien fait pour lui et je le tiens quitte envers moi de toute reconnaissance ?. »
Le ton de l’archevêque n’est pas plus chaud : « Vous me demandez sur qui je m’appuierai pendant la longue et épineuse carrière qui s’ouvre devant moi ? Je compte sur tous les hommes droits qui n’ont d’autre désir que la gloire de Dieu, qui travaillent sans bruit, sans amour-propre, sans esprit de parti, à réunir ce qui est divisé, à instruire, à édifier, à faire la charité et le bien sous toutes ses formes » ?.
Si la collaboration entre le jeune pair et son métropolitain commence sous d’aussi déplorables auspices, Montalembert s'avère plus heureux ailleurs. Ainsi, une entrevue avec Mgr Donnet, archevêque de Bordeaux, est racontée dans ces notes :
Ce prélat est excellent, plein de tact, de zèle et d'énergie : il entend à fond la question de la liberté d'enseignement : il a extorqué de très bonnes promesses à Villemain, notamment en ce qui touche la liberté des ordres religieux : lecture de son mandement de Carême, excellent #.
Un problème grave retient l’attention de Montalembert : les rapports des évêques et de leur clergé. Il n’ignore pas l’état d'esprit ecclésiastique, il fréquente les prêtres franccomtois, les parisiens, et dans toute la France compte des amis parmi les curés, anciens abonnés de l’Avenir, archéologues.. ou solliciteurs. Par exemple il relate, non sans dramatiser, dans sa Chronique catholique d’août-septembre 1830, les difficultés de l’abbé Waille, un ancien mennaisien, curé d'Arinthod, dans le diocèse de Saint-Claude depuis 1823. Cet honorable doyen avait été visé comme les autres par une ordonnance relative au camail décanal, on disait alors « rotonde » (laquelle rotonde fut chansonnée) 4... Montalembert suit,