Chronique catholique, préambule, infra p
Point de parti sans organe imprimé. Montalembert retrouve ici son goût primitif pour le journalisme, son ancienne conviction de la puissance de la presse. Comme il écrivait aux heures de l'Avenir, « le journalisme est aujourd’hui la plus imposante magistrature » !, ainsi il s'efforce d’acquérir un journal.
Bien que le 2 février le comte de Mérode et son gendre aient, nous l’avons vu, conversé de l'Univers avec le garde des sceaux, il est question, le 7,de prendre «la France contemporaine de Séguier comme journal du parti catholique » ?.
Cependant, Montalembert a toujours ses entrées à l'Univers, où il publie articles et documents sur l’affaire de Cologne *. De plus, ajoute-t-il dans son Journal :
J'organise un service régulier d’extraits de la Gazette d’Augsbourg et de celle de Wurtzbourg pour l'Univers afin de chauffer un peu le zèle de nos Catholiques Français : enfin je fais tout ce qui dépend de moi pour faire fructifier sur notre sol siingrat cette précieuse semence de lumière et d’affranchissement, tombée de l'arbre ultramontain. J'ai la consolation d'apprendre que le Pape est très satisfait de mes articles et qu’en général ils ont fait très bon effet à Rome #,
Le temps est passé où l'Univers, répétant la Gazette du midi, remarquait en septembre 1834 que, seul des amis de Lamennais, Montalembert n’avait pas adhéré publiquement aux Encycliques 5. |
Qu'était l'Univers ? « Voici une grande nouvelle, avait écrit Lacordaire à Montalembert le 29 octobre 1833. Tu sauras donc qu’il se fonde, sous le nom d’'Umivers religieux, un
1. Lettre de Montalembert à Anckarsvärd : 12 mars 1832. Revue d'Histoire diplomatique, p. 55.