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gissait de la race bovine, on s’empresserait de remédier ! ! Montalembert insiste habilement sur le péril que cet état constitue pour la défense nationale.
Puis il accède aux considérations morales et trouve, sur le thème de la dignité humaine, des périodes enflammées :
Si un tyran s’était emparé de la France... et s’il nous eût tenu ce langage : .… vos enfants vous seront enlevés... abrutis. hébétés.… énervés.. vos jeunes filles perdront leur innocence..., il n’y aurait pas assez de haïne et d’injures à déverser sur sa tête. Eh bien ! le joug de l’industrie est celui-là, Messieurs. Ce n’est pas sa volonté, je le sais bien, mais voilà ses résultats ?.
Montalembert se couvre de l’autorité du cardinal de Croï qui, en 1838, avait, comme archevêque de Rouen, publié un mandement social et nommé fléau l’essor industriel qui ne donne même pas de bonheur matériel.
S'élevant alors, après des précautions oratoires, aux vérités supérieures, Montalembert s’en prend aux remèdes qu’on prétend apporter à la misère et qui en sont la cause.
L'’instruction, telle qu’on la donne presque partout en France, sans sanction religieuse, sans éducation morale, sans hiérarchie sociale, est le plus funeste présent qu’on puisse faire à un peuple.
Encouragé par l’approbation de la Haute assemblée, Montalembert étend à l’industrie cette critique. Malgré les protestations, il attaque non pas certes l’artisanat mais cette
industrie casernée. qui arrache le pauvre, sa femme, ses enfants aux habitudes de la famille, aux bienfaits de la vie des champs,
et les condamne « à une dégradation systématique et progressive ».
Montalembert conclut en suppliant les pairs d'adopter le projet de la commission, qui sauve au moins l'enfance d’une partie de ces dangers, afin que la Chambre remplisse « sa haute
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