Article 5 de l’ordonnance du 16 juin
présenter à l’examen du baccalauréat ès lettres. La réclamation avait pris forme d’une pétition présentée à la Chambre des pairs. Le rapporteur opina, à la séance du 23 mai 1839, pour l’envoi de la pétition au ministre. Montalembert approuvait. Cousin demanda l’ordre du jour pur et simple. Le chef catholique se leva pour le prendre à partie.
Brève, vigoureuse, l'intervention s'ouvre par une invitation à Villemain. Le fond du débat sera traité quand
on discutera la loi quiétablira la liberté de l’instructionsecondaire, parce que je ne puis pas croire que M. le ministre de l’Instruction publique actuel soit aussi peu pressé que ses prédécesseurs de remplir une promesse formelle de la Charte.
Se tournant alors vers Cousin, Montalembert lui demande à quel titre il a affirmé la satisfaction des catholiques à l'égard des ordonnances de 1828.
Je ne sais si M. Cousin a plus de mission que moi pour parler ici au nom du clergé et des catholiques français. Pour moi je reconnais que je n’en ai aucune ; mais je crois avoir le droit d'émettre à cet égard une opinion diamétralement opposée à la sienne.
L'orateur souligne ensuite l’iniquité de l'interdiction qui frappe les séminaristes, et l’unanimité des réclamations élevées contre elle par le clergé. Avant de s’asseoir, l’orateur « prend acte devant la Chambre » d’une situation que nul des préopinants n’a remarquée. Les ordonnances de 1828 avaient accordé un million deux cent mille francs aux petits séminaires, subvention que le gouvernement de Juillet a supprimée par la main du duc de Broglie premier grand maître du régime. L’on ne saurait donc plus opposer un privilège aux réclamations de liberté.
Villemain se plut à rappeler que la mesure attaquée par le pétitionnaire avait été décidée en un temps où le clergé était protégé du pouvoir. Montalembert répliqua en dénonçant les dispositions hostiles des auteurs des ordonnances. Il eut la partie belle en attestant qu’ilneregrettait pasla Restauration.
Nous ne demandons que le gouvernement de la Charte ; nous demandons pour l’Église et pour la religion les conséquences de la Charte, rien de plus, rien de moins t.