I. ARCHIVES DE LA ROCHE-EN-BRENIL
Montalembert régla en ces termes, par testament, le sort de ses papiers : «Enfin je veux et prescris formellement que toutes mes correspondances religieuses et politiques, dont plusieurs des plus importantes sont à Rixensart en Belgique, et qui ont été soigneusement classées par moi, tous mes fragments, manuscrits d’histoire et de politique, tous les matériaux réunis pour mon histoire des Moines d'Occident soient remis à une commission composée de MM. Théophile Foisset, Léon Cornudet, Augustin Cochin et Camille de Meaux, mon gendre, lesquels choisiront entre tous ces documents ce qui pourra sans inconvénient être publié après ma mort et ce qui devra être réservé pour une époque ultérieure. La propriété de ces correspondances comme celle de mes ouvrages imprimés ou manuscrits devra naturellement rester à ma femme et à mes enfants. Sans vouloir interdire absolument la destruction de ce que mes amis susnommés jugeraient inutile ou dangereux à conserver, je leur rappelle qu’il y a des matériaux infiniment précieux pour l’histoire morale et intellectuelle de notre temps, ainsi que pour la défense de la foi catholique et des principes de justice et de liberté qui nous ont été si chers 1.»
Ces papiers furent transportés en grande partie, de Paris et de la Roche, à Rixensart, en raison des risques de guerre (1870), puis