‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 46 sur 394 · Cité par Lecanuet, t. I, p · texte numérisé non relu

Cité par Lecanuet, t. I, p

5. Notes et Souvenirs de Duruy, cité par Bucaille : Quelques années de la jeunesse de Montalembert, p. 35. à

6. Le R. P. Ch. de Montalembert, missionnaire aux Indes au XVIIIe siècle. Voir bibliographie, p. 33.

son fils dans une autre religion. C’est cependant M. James Forbes, homme profondément pieux, qui, protestant, forma son petit-fils à prier le Dieu des chrétiens. Ce vieillard, qui influa tant sur Charles, lui infusa une sève religieuse incomparablement plus vigoureuse que n’était le christianisme des parents de l'enfant. Marc-René pratiqua seulement à la fin de sa vie. La mère de Montalembert, personne assez étrange, passait au catholicisme... pour un temps. A peine âgé de douze ans, Montalembert contribua efficacement à cette conversion et les travaux qu’il amorça dans un but apologétique amenèrent ses premières méditations sur l’histoire de la religion !. Charles de Montalembert nourrit sa foi, dans une âme très pure, aux sources sacramentelles. La mort de sa sœur, puis celle de son père, le ‘rapprocheront encore de Dieu. Il songera au sacerdoce ?. Il participera de l’apôtre, au point de gêner comme par une inconvenance les professionnels de la politique. La révolution de 1789 ne l’a-t-elle pas déraciné du fief, celle de 1830 ne tranchera-t-elle pas son allégeance bourbonienne pour qu’il se consacre plus exclusivement au service de Dieu ?

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