Souriau, 0. cit., P
- 4. Journal : 6 janvier 1830 sq. et A. L. R. Dossier 171.
5. Bréhier : Histoire de la philosophie, t. II, 2e partie : le xvirIe siècle (Alcan, 1930), p. 377.
6. Faguet, op. cit., pp. 281 et 290. Sur ce problème constitutionnel, B. Constant a écrit entre autres œuvres: Réflexions sur les constitutions et les garanties dans une monarchie constitutionnelle, Principes de politique, Mélanges de littérature et de politique. Cf. de la Lombardière : Les idées politiques de Benjamin Constant. Thèse de Droit. Paris, 1928. — Cf. aussi à propos de Benjamin Constant, J. Poisson : Romantisme et souveraineté, pp. 72 et 96. — Sur Royer-Collard, cf.
aussi fort l'écho des luttes du Forum : que de 1820 à 1830. Qui plus est, Les jeunes professeurs dont montait l’astre étaient opposants au régime. Cousin en 1820, Guizot en 1822 ont dû quitter leur chaire et, en cette même année 1822, l'École Normale a été supprimée ?. En 1828 ils reparaissent en Sorbonne, et au milieu des ovations. Montalembert parle alors dans son Journal avec enthousiasme d’un cours de Cousin où celui-ci déclarait : «il n’y a eu ni vainqueurs ni vaincus à Waterloo : la Charte seule est sortie victorieuse de cecombat»5. L'humanité n’a-t-elle pas atteint l’âge viril auquel correspond un régime évolué ?
Cousin, dont « la Charte est l'idéal » 4, Montalembert le voit en particulier, et, comme son jeune interlocuteur désespère de la France, le philosophe le secoue, puis l'invite à prendre position au centre droit, afin de « libéraliser le côté droit où se trouve plus de moralité que partout ailleurs ». Du fondateur de l’éclectisme Montalembert reçoit ce conseil : faites-vous libéraux pour vous débarrasser de la canaille libérale ; cette profession: « plébéien que je suis, l’extrême gauche est ma place ; si je m'occupais de politique j'irais m’y placer, et là je défendrais la monarchie » ; Icette accusation contre Charles X : «le Roi est le seul conspirateur de son royaume » 5. Avant de disputer vers la fin de 1830 à Lamennais $ l’esprit de Montalembert, Cousin, à ses plaintes sur l’absence de
De Nesmes-Desmarets : La doctrine politique de Royer-Collard. Thèse de Droit. Montpellier. — Sur Guizot et ses idées politiques, cf. le chap. x de Ch.-H. Pouthas : Guizot pendant la Restauration.
1. Thureau-Dangin : Le parti libéral... (Paris, Plon, 1876), pp. 402 et 403.
2. Cf. Garnier: Frayssinous… dans l’Université (Paris, Picard, 1925), PP. 168 sq.
3. Lecanuet, t. I, p. 42. — Dans son Cours d'histoire de la philosophie, Cousin établit que les formules simples de gouvernement correspondaient à l’enfance de l'humanité. A l’âge moderne répond une forme politique plus évoluée respectant ordre et mouvement, liberté et autorité. Ni monarchie pure ni démocratie pure, mais une monarchie constitutionnelle au sein de laquelle le roi satisfera au besoin d'ordre, la Chambre des députés au besoin de liberté, la Chambre des pairs à la nécessité d’une harmonie entre la liberté et l'ordre (première série, t. III, pp. 332-338, édition Didier et Lagrange, 1846.)