‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 66 sur 394 · Cf. tout le chapitre vitI du même ouvrage · texte numérisé non relu

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La Grèce est libre, et dans la tombe Byron applaudit Navarin.

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Gloire à nos fleurs de lys dont l'éclat est si beau !

Vigny et Sainte-Beuve professent devant Montalembert, introduit par le prince de Craon dans le « cénacle », que l’Europe sera régénérée par le catholicisme t,

Ainsi s'opposent les romantiques, à l’origine, aux héritiers des classiques et de Voltaire, les libéraux comme Carrel?. Mais n’en déplaise à celui-ci, il y a trop d'harmonie entre romantisme et révolution pour que le primitif classement persiste après l’éruption de 1830 ( « Un classique jacobin : un bonnet rouge sur une perruque », crie Hugo)’. La seconde vague du flot romantique portera donc, au lieu des hautaines confessions de René et de Byron, des prophéties sur l’affranchissement des peuples et des nations, des poèmes, des histoires propres à soulever de dangereuses colères et de folles espérances f,

Dès 1826, Cing-Mars témoignait avec emphase de l’aversion des romantiques pour l’ancien régime, qu’ils distinguaient alors de la monarchie de Charles X. Rappelons, car elle ressemble curieusement aux idées de Montalembert, la thèse soutenue par Vigny dans ce roman à prétention historique : pour lui, selon le dessein du « Cardinal-Duc », la noblesse indépendante qui était l’appui du trône est décimée, quitte ses terres, «et cessant d’être la grande propriété (cesse) d’être une puissance, reçoit à la cour des emplois qui l’avilissent ». De Thou compare la race royale à un vieux chêne qui « frissonne et s’ébranle au vent de la plaine lorsqu'on a renversé la forêt qui l’entoure et le soutient ». Le duc de Bouillon qualifie l’odieux ministre de « grand niveleur » et Milton conclut ; « il veut donc créer des républiques dans l'avenir puisqu'il détruit les bases de votre monarchie » 5.

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