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il regarder ces ingrats, ces parricides sans frémir.............. snenssnneseeseessss Maintenant, messieursles Rouges de l'Avenir (du Pays d’aujourd’hui, tant ses propriétaires et rédacteurs que ses adeptes,) il est bien constaté que vous avèz tristement apostasié la foi de vos pères, cette foi, la seule vraie, qui nous a sauvés en Canada d’une extinction complète et qui a préservé notre race d’un mélange qui l’eût altérée et dégradée. Pour mieux assurer le succès de vos desseins parricides, vous avez assassiné moralement ceux qui sont placés comme des sentinelles dévoués pour protéger son honneur, propager ses lumières et distribuer les trésors que le Christ lui a confié pour enrichir ses enfants et soulager leurs infirmités. Vous vous êtes constitués ses ennemis et vous avez adopté, comme moyens, la calomnie, la diffamation et la trahison, qui sont les armes des lâches et des renégats ! ”
Amis lecteurs, et vous tous mes compatriotes qui venez de lire ces articles sur les idées religieuses du ‘“ rougisme,” comprenez bien qui sont ces hommes ! quels sont leurs principes ! quel mal immense ils peuvent faire ! comme vous comprendrez plus loïn qu’ils sont vos plus grands ennemis ; et écartez loin de vous ces démocrates impies.
Ici, lecteurs, se terminait le premier chapitre de ces articles sur le ‘“ rougisme,”” mais sur la demande tout à fait judicieuse qu’on m’a faite d’intercaler en cet endroit quelques mots sur l’Institut Canadien de Montréal, je crois devoir obtempérer à ces désirs qui sont pour moi des ordres.
L'Institut Canadien de Montréal fut fondé dans l'avant dernière décade. Cette nouvelle institution fut accueillie du public de Montréal avec la plus grande bienveillance et dès ses premières années son succès dépassa l’attento de ses fondateurs. Elle attira l’attention d’un grand nombre d’hommes éminents de l'étranger qui enrichirent sa bibliothèque et son musée des monuments de l’art et de la science. Elle prospéra ainsi pendant quelques années, c’est-à-dire, tant que les esprits forts dont nous venons de voir les ineffables idées en matière religieuse ne purent pas se rendre maîtres de sa direction. Avec cet esprit d’intrigue qui semble ici-bas l’apanage de l'erreur et de l'impiété, ils parvinnent, quelques années avant 1858, à introduire dans la bibliothèque de l’Institut un Assez grand nombre d’ouvrages immoraux, voltairiens, impies, et surtout les romans éhontés qui servent de
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pâture aux petits esprits incapables de s’instruire sérieusement.
Une innovation aussi dangereuse pour la jeunesse qui fréquentait l’Institut et même pour l’âge mûr donna l’éveil aux membres actifs qui prévoyaient le triste résultat qu’on obtiendrait en laissant s’empoisonner l’âme et l’intelligence de la jeunesse. Mgr. l’Evêque de Montréal, en pasteur vigilant,
ança un mandement contre les mauvais livres et nos Rouges de l’Institut qui les propageaient, crurent, non passans raison ut-être, voir des allusions contre eux dans le mandement e leur Evéêque. Une assemblée générale de tous les membres de l’Institut fut convoquée et là, fidèles à la voie de leur pasteur, tout ce qu’il y avait de membres vraiment respectables dans l’assemblée demandèrent qu’un comité fut nommé avec charge d’examiner les livres de la bibliothèque, d’en faire disparaître les mauvais et de faire rapport. (Cette demande si juste, si raisonnable, fut repoussée par une majorité de Rouges sans prhepes qui se trouvèrent présents.
Il ne restait plus à la minorité intelligente qu’une seule ‘chose, protester, et protester énergiquement, ce qu’elle fit avec honneur. Je me fais un plaisir d'insérer ici une partie de sa protestation : | |
‘ Nous regrettons de le dire, l’Institut a failli à sa mission, ‘“< la bibliothèque, au lieu de se composer exclusivement d’ou- “ vrages instructifs, moraux et religieux, renferme des ou- ‘ vrages considérés, non-seulement par des catholiques, mais vs par les chrétiens de toute dénomination, comme essentielle- ‘“ ment futils, irréligieux, immoraux. Cette bibliothèque est “ ouverte non-seulement à tous les membres, maïs à toute ‘6 personne étrangère. ”..sovesseesoseréossroveereseiessessnssoonnsee se sonsoesesnese € La tribune de l’Institut est devenue la trompette au * moyen de laquelle on répand à grand bruit parmi nos comx patriotes les idées les plus abeurdea en fait de religion, de mo- 4 rale et de nationalité.” |
« Aveuglés par de grands mots sur Ia liberté... + 6 ..l& majorité a poussé l'oubli de la justice et de la * raison jusqu’à se refuser à eux-mêmes le droit de s’enqué- ‘6 rir de la vérité que nous avons offert de prouver relative. ‘ ment à la bibliothèque, Ce déni de justice à été accompagné ‘ d’un déploiement d'idées st ait du point de vue mo-
‘+ ral et religieux que, dans ces circonstances, ne voulant pas ‘ contribuer au maintien d’une société que nous considérons ‘ comme dangereuse pour la jeunesse et pour le pays sous le & M eh moral, religieux et national ; nous adoptons le ‘6 seul moyen maintenant à notre disposition en donnant notre ‘6 résignation comme membres de l’Institut Canadien.”
Cette protestation et cette démission fut signée par plus de
140 membres de cet Institut. Telle fut la fin des beaux jours de cette institution. Aujourd’hui, elle existe ou plutôt elle végète “encore ; on y lit le Siècle, l’'Opinion Nationale. La M se recrute de tous les romans les plus immondes ; on y fait des lectures contre le pouvoir temporel du Pape ; on y exalte les révolutionnaires ; on y discute s’1/ est plus avantageux au Canada de. perdre sa nationalité que de la conserver, et après discussion ‘ner et contre, on met la question aux voix et on décide que le Canada perdra sa destinée s’il ne perd pas sa nationalité canadienne-française |!
N’allez pas croire, lecteurs, que je fais ici de l’imagination, plut à Dieu qu’il en fût ainsil mais non, car ce que je viens de dire: est littéralement vrai, et tout dernièrement encore un jeune Canadien du nom de Buies, dernièrement arrivé de l’armée de Garibaldi, et avec lequel il a contribué à chasser le Roi de Naples, à menacerles Etats du St. Père, à crier : Rome ou la mort, lecturait devant ce même Institut, et les Rouges de l’écouter, de l’admirer, de prôner à qui mieux mieux ce jeune:'Garibaldien que je rougis d’avoir pour compatriote | s : FR
Presqu’au moment où j'écris ces lignes, il s6 fait un mouvement parmi les membres de:cet'Institut du ‘rougisme ;”’illeur fait mal de se voir sous le coup de la réprobation de: l’Evêque de Montréal. Ils tentent un rapprochement qui me paraît impossible si on en juge par les moyens dont ils se servent. Le Pays qui, sous tous les rapports, a si bien remplacé l’ancien Avenir, nous met au fait de cette tentative de rapprochement, il cherche à capter en leur faveur l'opinion publique et pour y parvenir il attaque les Pontifes, les ordres sg et l’Eglise, renouvelle les mensonges historiques sur l” que sais-je encore ?
Voilà ce qu’a été et ce qu’est aujourd’hui la seule Institution qu'ont les Rouges, non pas qu'ils l’aient fondée, car le mal
nquisition et :