‹ Le royaume de la Rue Saint-HonoréChapitre 103 sur 221 · Correspondance de Grinini · texte numérisé non relu

Correspondance de Grinini

2. Il Uni parole. Le livre ne vit le jour qu'eu 1797, un an après la mort de Galheriue.

Geoiïrin cherche à rentrer en grâce, écrit lettre sur lettre, fait \aloir ses « soupirs », envoie « une jolie penckilc » en offrande propitiatoire ; elle ne reçoit pour tout remerciement que ces lignes dédaigneuses : (( Je croyais que les soupirs n'étaient propres qu'aux Russes. On m'a dit que, dans les pays étrangers, on les reconnaissait à cela sous le masque. Mais comme vous les recevez chez vous, c'est un mal que vous avez pris d'eux. Si le général ' n'a point témoigné ma gratitude pour la jolie pendule, il a eu tort, et pas moi ; car je l'en avais prié ^ » .

« J'ai répondu encore à ce petit billet, dit une note de madame Geoffrin ; mais dès lors, plus de réponse. « Ce fut la fm suprême de cinq années de tendresse. Les sentiments de la grande Catherine pour « sa bonne amie de Paris » n'étaient pas à l'épreuve d'une blessure d'amour - propre ; un mécompte politique détruisit sans grande peine une liaison qui ne s'était formée, au bout du compte, que par des vues politiques.

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