I. Lettres des 24 octobre et 7 décembre
elle dit un jour *, parce que c'est une action, mais je ne me fie pas, ce qui n'a point d'inconvénient. » Elle recommande au jeune prince cette prudente règle de conduite, et le met notamment en garde contre le danger des amours légères, pour peu que l'on y mette une parcelle de son cœur. A une lettre, où Stanislas- Auguste offrait en plaisantant de reporter sur « sa chère maman » son ancienne passion pour la grande Catherine, elle répond avec cette raison ironique qui est sa marque particulière :. « Vous me faites un beau présent en me donnant tout ce que vous aviez donné là-bas ! Je vois bien, mon cher fils — et je souris en écrivant cela — que vous mourez de faim... Allons, allons» soyez bien amoureux de moi, mais ne le soyez jamais des autres ; c'est une passion bien dangereuse pour un roi. Amusez-vous, mais ne vous en occupez pas ». A quoi le Roi réplique par cette mélancolique confidence : u On ne m'amuse pas, mais on m'occupe beaucoup. » Elle souhaiterait avant tout qu'il se mariât au plus tôt, qu'il fît souche d'une lignée de rois; et elle est prête à se mettre en campagne pour découvrir une femme qui soit digne de lui, et qui lui donne promptement « des enfants qui lui ressemblent » .
Mais ce qui, dès les premiers temps de l'avènement de Stanislas-Auguste, occupe madame Geoflfrin pkis vivement que tout le reste, c'est la question poli-