‹ Le royaume de la Rue Saint-HonoréChapitre 28 sur 221 · LE KO VAL. ME UE LA ULE S A I M" - II O N O KÉ . [\-J · texte numérisé non relu

LE KO VAL. ME UE LA ULE S A I M" - II O N O KÉ . [\-J

regard, sur la physionomie des auditeurs, s'ils le comprenaient bien, et s'il ne fatiguait pas l'assistance. C'était « une ombre d'homme qui n'avait plus qu'une ombre de voix * » ; mais l'esprit de ce quasi centenaire gardait quelque chose d'exquis, et on ne l'cntendail presque plus qu'on l'écoutait encore. Il est vrai qu'il ne fiiisait pas bon l'interrompre, et que sa causticité le rendait, comme jadis, redoutable aux fâcheux. Son neveu, M. d'Aube^, personnage ennuyeux et querelleur, l'apprit à ses dépens, un jour que, se jetant, chez madame Geoffrin, au travers d'un discours, il se mit à crier dans le cornet de son oncle : « Eh bien ! je dis, nioi... — Ah ! vous dites, vous? » reprit froidement Fontenelle ; et, détournant le cornet de son oreille, il continua le propos commencé.

Ce monsieur d'Aube était le plus proche parent de FonteneUe, et, bien que de beaucoup plus jeune, le précéda de quelque temps dans la tombe. Quand il fut jugé perdu, l'oncle se crut obligé, par convenance, de garder le logis, car « à défaut de vertus, il s'était fait des règles ^ )) . Il s'abstint donc pour un temps de ses visites accoutumées ; mais, peu habitué à la solitude, il s'ennuyait fort de sa réclusion. Madame Geoffrin le vint voir, et voulut l'emmener chez elle : a Non, lui dit-il ; quand on a un parent malade, il ne faut pas

Page 1