‹ Le royaume de la Rue Saint-HonoréChapitre 52 sur 221 · Archives de la famille d'Estampes · texte numérisé non relu

Archives de la famille d'Estampes

2. Ce magnifique portrait — ainsi que celui de madame de la i-'crté-Imbault, également peint par Nattier — appartient à M. le comte d'Estampes qui a bien voulu m'autoriser à le l'aire reproduire d'après reau-lorte qu'en a gravée Granjean.

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digne sans raideur cl sérieux sans pédantisme. Pour sa toilette, la description en tient tout entière en ces mots : la simplicité la plus recherchée jointe à la netteté la plus irréprochable. Uniformément vêtue d'une rohe de couleur sombre et de coupe sévère, le col et les manches parés du linge le plus uni et le plus fm, ses cheveux d'argent à demi recouverts d'une coiffe nouée sous le menton *, c'était, dit La Harpe, « la figure de vieille la plus revenante qu'il fut possible de voir ». Aussi bien que la mise, elle avait su prendre les manières de son âge. Ses goûts et ses années marchaient du même pas, (c comme deux chevaux bien attelés ^. ))

1 . Pour les lecteurs que ces détails pourraient intéresser, voici sur cette question de toilette une petite note écrite par madame GeolTrin en tète d'un de ses carnets :

« Marchande de modes : mademoiselle Jouet, rue Alontmartrc, proche la rue de Cléry. — J'avais ci-devant mademoiselle Brivet.

» Mesures de mes robes :

» Pour robe et jnjion de tafTctas d'Italie uni : treize aunes.

» Pour pet-en-l'air de taffetas d'Italie : deux aunes et demie.

« Pour le jujion : trois aunes et demie ; et la robe pareille : quatorze aunes.

» Pour deux bouffants de drogiiet : cinq aunes trois quarts ; cinq lés chacun.

» Coiffes de taffetas : trois lixres pièce.

» Montures de bonnet : une livre dix liards pièce. »

Suit l'adresse d'un cordonnier c qui fait des gros souliers tiès commodes »,

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