‹ Le royaume de la Rue Saint-HonoréChapitre 53 sur 221 · KOYviMi: i)i: r. v nti: s v i nt-iionoui; . loi · texte numérisé non relu

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Mélhodiquc en loiil, elle a\all établi pour l'eniploi de son temps une soile de règlement monastique, auquel elle se conformait avec rigueur ; car, si clic exigeait des autres une exacte discipline, elle n'était pas moins sévère pour elle-même. Grâce à ses carnets, et aux notes de sa fille, nous pouvons la suivre, pour ainsi dire, heure par heure dans son train de vie quotidien, et reconstituer par le menu le programme ordinaire d'une de ses journées. Elle se lève de bon matin, généralement à cinq heures, hiver comme été, et procède à sa toilette toute seule et sans aide, n'ouvrant la porte de sa chambre, fut-ce pour les femmes à son service, qu'une fois prête et irréprochable. Elle s'occupe alors de l'administration intérieure de sa maison, donnant elle-même tous les ordres de la façon la plus précise et la plus minutieuse, ne négligeant aucun détail, même le plus infime. Depuis la mort de M. Geoffrin, elle commande les repas, veille à ce que les vins soient de choix, la chère fine et délicate ; car elle attache à cette question de la table une importance particulière, et l'on trouve dans ses tablettes la recette de certains plats savants, dont, aux grands jours, elle régalait ses con>ives. Elle se fournit toujours aux meilleures adresses, et n'hésite pas, au besoin, à commander en province ce qu'elle ne trouverait pas aussi bien à Paris. Elle sait, par exemple, que les meilleures poulardes sont celles que l'on fait >enir de Caen, « chez madame Yarin, rôtisseuse, place Saint-Pierre », et que

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